Soirée de présentation d'ouvrage par les éditions La Commune.
À la fin des années 1960, porté par l'envolée des
revenus du pétrole, l'Iran se rêve en « centre régional des arts et de
l'architecture » : l'État convoque les grands maîtres occidentaux,
multiplie congrès et concours, et le mécénat de la reine Farah Diba fait
de l'architecture un instrument de prestige politique. De cet élan naît
un paradoxe que ce livre nomme le désir d'avant-garde, une aspiration
ardente au progrès qui importe des modèles déjà dépassés sans laisser
émerger d'avant-garde locale. À partir de sources inédites, Le désir
d'avant-garde retrace deux décennies décisives jusqu'à la révolution de
1979, et offre une réflexion rare sur la modernité architecturale hors
d'Occident.
La FMSH a le plaisir d'accueillir les éditions de La Commune pour une soirée de présentation de l'ouvrage Le désir d'avant-garde.
À cette occasion, son auteur, Sina Abédi, présentera son ouvrage avant d'échanger avec Richard Scoffier, architecte et écrivain.
La rencontre sera suivie d'un temps d'échange avec le public.
À propos de l'ouvrage
À la fin des années 1960, porté par l’envolée des revenus du pétrole,
l’Iran connaît une prospérité spectaculaire et se rêve en « centre
régional des arts et de l’architecture ». L’État convoque les plus
grands architectes occidentaux, multiplie revues, congrès et concours
internationaux, tandis que le mécénat de la reine Farah Diba fait de
l’architecture un instrument de prestige et de légitimité politique. De
Téhéran à Ispahan, une génération d’architectes iraniens collabore avec
les maîtres venus d’Amérique et d’Europe, entre logement de masse et
restauration des sites historiques.
De cet élan naît un paradoxe que ce livre nomme le désir
d’avant-garde : une aspiration ardente au progrès qui importe des idées
occidentales déjà dépassées sans laisser émerger une avant-garde
véritablement locale. Ispahan en devient le symbole, partagée entre la
sauvegarde de ses jardins persans et l’arrivée de gigantesques
équipements industriels.
À partir de sources inédites et d’une riche iconographie, Le désir
d’avant-garde retrace deux décennies décisives, jusqu’à leur basculement
avec la révolution de 1979. Au-delà du seul cas iranien, il offre une
réflexion rare sur la modernité architecturale hors d’Occident.
À propos des intervenants
Sina Abedi, né à Ispahan, en Iran, est docteur
en architecture, enseignant-chercheur et entrepreneur culturel. Diplômé
de l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles et docteur
en architecture de l’Université Paris-Est, il est chercheur associé au
laboratoire IPRAUS (Institut parisien de recherche : architecture,
urbanistique, société) de l’École nationale supérieure d’architecture de
Paris-Belleville. Il est également directeur exécutif pour la France de
la chaire franco-chinoise MAGE (Métropoles et Architecture des Grands
Événements). Parallèlement à ses activités académiques, Sina Abedi
s’investit dans le domaine culturel et dirige plusieurs organisations
consacrées aux créations artistiques interdisciplinaires et aux échanges
interculturels. Il est également administrateur de la Fondation
nationale des beaux-arts.
Richard Scoffier est architecte, critique et
théoricien. Il a fondé son agence après avoir été lauréat des Albums de
la Jeune Architecture, et a notamment signé le Centre musical d’Étouvie à
Amiens ainsi que la Maison des associations du XVIIIe arrondissement.
Professeur titulaire aux ENSA de Versailles et de Paris-Val de Seine de
1992 à 2023, il anime depuis 2011 l’Université populaire du Pavillon de
l’Arsenal. Auteur de plus de quatre cents articles et de plusieurs
ouvrages, dont Les quatre concepts fondamentaux de l’architecture
contemporaine, il a reçu, en 2015, la médaille de l’analyse
architecturale de l’Académie d’architecture.