Harold Charre est né en 1980. De formation classique au Conservatoire
National de Région de Lyon puis de Paris, il s’est tourné vers le jazz
en découvrant Duke Ellington et le vieux blues rural du début du XXe
siècle.
Son travail, qui mêle vidéo, peinture et musique, interroge
les croyances et les rapports au merveilleux. Ses films ont été
sélectionnés dans de nombreux festivals internationaux (Digitopia,
Videonomad, Linoleum Festival, Videoformes…), et ont été projetés, entre
autres, au Maxxi Museum de Rome, à la Cinémathèque de Toulouse, et à la
galerie Sawtooth Ari de Launceston. Il a gagné le Prix du meilleur film
du Swedenborg Festival de Londres et a récemment été le lauréat du prix
Madatac de résidence et de production à la Casa Velasquez à Madrid. Il
participe en ce moment à l’exposition « Goya, le rêve de la raison » qui
voyage dans toute l’Espagne auprès d’artistes de renoms tels qu’Anselm
Kiefer, Christian Boltanski, William Kentridge et Robert Longo. La
musique de ses films est semblable à un blues lunaire, aux teintes orientales, naviguant également entre son amour pour la musique classique et celle de Terry Riley.