Le début de la Trauermarsch qui sert de premier mouvement à la Symphonie n° 5 de Mahler, avec sa fanfare de trompette, est littéralement saisissant. Au fil des cinq mouvements qui la constituent, la partition semble cependant dessiner un chemin qui va de l’ombre vers la lumière, et le fameux Adagietto (popularisé par le film de Visconti Mort à Venise) représente un repos d’une intense émotion dans cette œuvre où nul programme n’est plus décelable. Interprété par Gautier Capuçon, qui en est le destinataire, le Concerto pour violoncelle de Danny Elfman prolonge la veine « classique » du compositeur, déjà expérimentée dans un concerto pour violon en 2017.