Si elle bénéficie aujourd’hui d’une reconnaissance critique, grâce à
la renommée des films de cinéastes comme Hayao Miyazaki ou Satoshi Kon,
l’animation japonaise a suscité lors de ses premiers pas en France de
vives critiques, et alimenté diverses inquiétudes.
Retracer l’histoire de cette arrivée, marquée par le succès de la série télévisée Goldorak diffusée sur Antenne 2 à partir de 1978, mais aussi durant la décennie suivante par celui du Club Dorothée
de TF1, permet de revenir sur les conditions de découverte de ces
productions par le public français, et de tenter d’éclairer les enjeux
des discours négatifs qui les ont longtemps accompagné.
Marie Pruvost-Delaspre est maîtresse de conférences
au sein du département cinéma de l’université Paris 8. Ses recherches
portent principalement sur les cinémas d’animation japonais et français.
Elle a dirigé entre autres l’édition de L’Animation japonaise en France : réception, diffusion, réappropriations (L’Harmattan, 2016) et a publié Aux sources de l’animation japonaise : le studio Tôei Dôga (1956-72) aux Presses Universitaires de Rennes (2021).