Rencontre autour de la figure extraordinaire d'Alexandre Marius Jacob (1879-1954). Au-delà du voleur populaire, redécouverte de l'idéologie et des idées anarchistes d'un personnage hors-norme
"J’ai préféré être voleur que volé. Le droit de vivre ne se mendie pas, il se prend".
"Figure incontournable de l’illégalisme,
Alexandre-Marius Jacob, ce cambrioleur charismatique fut également
marin, marchand en quincaillerie (ce qui lui permit de s’outiller pour
mieux détrousser les bourgeois), bagnard et enfin auteur. Presque oublié
aujourd’hui, l’homme marqua l’esprit de ses contemporains au point de
laisser son empreinte dans la littérature, du côté d’Arsène Lupin ou de
Georges Randal (héros du magistral roman Le voleur de Georges Darien). "
De 1900 à 1903, Marius Jacob a écumé l'Hexagone accompagné de sa bande, les "Travailleurs de la Nuit". 150 cambriolages, un procès monstre, la condamnation au bagne à perpétuité pour Jacob…
Le 8 mars 1905, Alexandre Marius Jacob, 26 ans, comparaît avec une partie de sa bande devant la Cour d'assises de la Somme pour répondre de 150 vols.
"Le dossier de l'affaire ne comporte pas moins de 20 000 pièces, et l'acte d'accusation forme 161 pages de texte — ce qui constitue assurément un imbattable record", rapporte Le Journal.
"Les débats s'annoncent comme devant être très longs car il faudra entendre plus de deux cents témoins venus de toutes les régions de la France. Des mesures d'ordre très sévères ont été prises tant aux abords de la prison qu'autour du palais de justice. On craint, en effet, ou des évasions ou des incidents tumultueux au dehors de la salle d'audience", peut-on lire dans L'Humanité. (sources Retronews)
La BiLiPo a invité Alain Amariglio, membre de la Société des Amis d'Alexandre Dumas et auteur du roman historique Avec les compliments de Marius Jacob publié en 2021 par les éditions Les Monédières pour évoquer la vie extraordinaire de cette figure historique.
Vente dédicace en fin de rencontre.