Ville de Paris

Lieu

Square René Viviani

Pour votre sécurité, ce jardin sera fermé en cas de vents forts ou d’intempéries.
Pour votre sécurité, ce jardin sera fermé en cas de vents forts ou d’intempéries.
Horaires
Du 01/05/2022 au 31/08/2022
Sélectionner une autre période
Lundi
  • 08 h 00 – 20 h 30
Mercredi
  • 08 h 00 – 20 h 30
Jeudi
  • 08 h 00 – 20 h 30
Vendredi
  • 08 h 00 – 20 h 30
Samedi
  • 09 h 00 – 20 h 30
Dimanche
  • 09 h 00 – 20 h 30
Sur place
Équipement
  • Points d'eau potable
Infos pratiques
  • Toilettes : non
  • WIFI : non
  • Table à langer : non
  • Distributeur de boisson : non
  • Admission animaux : oui Chiens tenus en laisse dans les allées
  • Défibrillateur : non
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En savoir plus

Un peu d'histoire

La très ancienne église de Saint-Julien-le-Pauvre, qui jouxte le jardin, était située sur la route des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle. C’était un axe stratégique, à l’intersection de deux voies romaines conduisant à Orléans et le Midi, et vers Lyon et l’Italie. Dante et Pétrarque y prièrent, à l’époque où l’église accueillait les assemblées générales et les élections des dignitaires de l’université.
Elle est dédiée à Saint-Julien dont la légende raconte que son chemin croisa celui d’un cerf, qu’il voulut tuer. Le cerf lui déclara qu’un jour il tuerait son père et sa mère. Effrayé, il quitta son pays natal et refit sa vie dans un autre royaume. Mais ses parents désespérés retrouvèrent sa trace et frappèrent un jour à la porte de la femme de Julien qui les accueillit à bras ouverts, leur offrant même son lit conjugal. Julien trouvant à son retour des inconnus dans son lit, les tua et n’apprit que trop tard la vérité, faisant vœux de pauvreté pour expier sa faute. La prophétie du cerf s’était donc réalisée.
La façade gothique de l’église a disparu, mais elle reste néanmoins un bel exemple de la transition entre l’art roman et l’art gothique. Elle est avec l’église Saint-Germain des-Près la plus ancienne de Paris. Sa simplicité lui donne un charme qui devrait vous pousser à pénétrer dans son enceinte. Vous pourrez ainsi y admirer, entre autre, un remarquable iconostase (sorte de paravent orné d’icônes) en marqueterie de Damas (1901), qui voit défiler les pratiquants du rite grec-catholique melkite, présent en ces lieux depuis 1889.

Se promener

Si vous arrivez de Notre Dame, vous reconnaîtrez le square à son élégante sculpture-fontaine contemporaine qui réside au milieu du jardin. Réalisée par Georges Jeanclos Mosse, elle a été posée en 1996 et rend hommage à Saint-Julien-le-Pauvre, appelé aussi Saint-Julien-l’Hospitalier. Mais la curiosité du lieu est sans conteste le plus viel arbre de Paris, un robinier planté en 1601 dont les plants furent rapportés d'Amérique du Nord par Jean Robin (1550-1629), directeur du jardin des Apothicaires. Son fils planta un rejet du robinier au Jardin des Plantes quelques années plus tard. Il n’eut malheureusement pas la même résistance. Sa silhouette fatiguée vous révélera en vous approchant d’un peu plus près une coulée de ciment qui supporte son tronc incliné.
Deux pieds de lierre recouvrent sa vénérable écorce. Il mesure 15 m de haut et 3,50m de circonférence. De nos jours, les fleurs délicatement parfumées du robinier (avril-mai) sont utilisées dans la cuisine en Provence. Au même titre que les délicieux beignets de fleurs de courgettes, on transforme les fleurs en grappe de l’acacia (souvent appelé ainsi dans le Sud de la France) en beignet sucré, ou salé, qui accompagne à merveille un gigot d’agneau. Avis aux amateurs…
Rosiers « Red Parfum », plantes vivaces et de magnifiques décorations florales, s’épanouissent au pied de balustrades gothiques, de pinacles et de chapiteaux dispersés dans le jardin. Mais vous y verrez aussi des frênes à fleurs aux floraisons odorantes de mai, côté rue Lagrange, et un très beau ptérocarya, le long de la rue Saint-Julien-le-Pauvre.

Hommage aux enfants

Le jardin accueille la stèle à la mémoire des tout-petits enfants juifs non scolarisés morts en déportation de l’Association pour la Mémoire des Enfants juifs Déportés (AMEJD) du 5e arrondissement. 

Allée Amandine Giraud

L’allée centrale du jardin rend hommage à Amandine Giraud, jeune plongeuse de la Brigade Fluviale de Paris, disparue en service dans la Seine le 5 janvier 2018.

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