Seule avec son inconscient, une femme se laisse traverser par un état de suspension intérieure, accueillant en sa chair des mouvements et images qui remontent depuis la nuit des temps. Une invitation à se perdre entre le corps et l’esprit, dans un retour à l’essentiel, à l’écoute et à l’épure.
Dans ce solo hypnotique, toute notion du temps est mise à l’épreuve. On suit les transformations de l’interprète sur son parcours vers la plénitude, dans l’ambiance solaire d’une musique électronique. Indéniablement, un lien aussi intense à la nature et aux sensations appartient au Québec, où une nouvelle vague chorégraphique nous invite à aborder la vérité de la peau et du corps tel un miroir de l’être, psychiquement comme socialement. Et Catherine Gaudet y apparaît telle une actrice clé.
Pour Se dissoudre, elle n’a pas voulu partir d’une écriture ou composition au sens classique, mais mener une recherche fondamentale avec Marie-Philippe Santerre qui accueille le mouvement en son corps, où il trace sa route en toute liberté. Aussi ses états de vulnérabilité ou d’agitation arrivent depuis d’insondables profondeurs et dessinent un condensé de la condition humaine, voire de l’Évolution. Mais bien avant de devenir un objet à réflexion, ces états-limites de la chair et de la conscience sont à vivre et à ressentir, car ils reflètent un intérêt profond et empathique pour l’être humain dans ses contradictions, non sans lui déclarer amour et désir.