Face aux débats sur les rythmes scolaires à Paris, parents, enseignants, chercheurs et acteurs éducatifs se réunissent pour remettre les besoins de l’enfant au cœur des décisions.
4 jours ou 4,5 jours ? La question est relancée à Paris dans
un contexte grave : les dysfonctionnements et les violences révélés dans le
périscolaire. Le débat sur la semaine scolaire va se jouer dans les conseils
d’école, mais il pose une autre question : comment articuler les temps
scolaires, périscolaires et extrascolaires pour respecter les rythmes de
l’enfant, favoriser ses apprentissages et préserver du temps pour le repos, le
jeu, le sport et la culture ?
Sur ce sujet, plusieurs points de vue s’expriment, et tous
sont légitimes : les conditions de travail des enseignant·es, la fatigue des
enfants, les inégalités d’accès aux activités, les contraintes d’organisation
et de moyens. Pour avancer, il faut les entendre et les mettre en dialogue,
avec un point de référence commun : les besoins réels de l’enfant.
- Louise
Tourret, journaliste, productrice et autrice de plusieurs livres et
articles sur les enjeux de l’école et de l’éducation, animera le débat.
- Aziz
Jellab, sociologue de l’éducation et inspecteur général de
l’éducation, du sport et de la recherche. Spécialiste des inégalités
scolaires et des relations éducatives, il a notamment codirigé avec
Christophe Marsollier l’ouvrage Bienveillance et bien-être à l’école :
pour une école humaine et exigeante. Ses travaux interrogent les
pratiques professionnelles, le fonctionnement des institutions et les
conditions nécessaires à un environnement éducatif protecteur et favorable
aux apprentissages.
- Grégoire
Borst, professeur de psychologie du développement et de neurosciences
cognitives de l’éducation, directeur du Laboratoire de Psychologie du
Développement et de l’Éducation de l’enfant (CNRS). Auteur de plus de 70
articles scientifiques et d’ouvrages de pédagogie, dont Le cerveau et
les apprentissages, il travaille en étroite collaboration avec
l’ensemble des acteurs de l’éducation.
- Ernest
Calberg-Ellen, 14 ans, membre de la junior association créée par
d’anciens participants à la Convention citoyenne sur les temps de
l’enfant, pour continuer à porter le projet à l’échelle locale.
- Une
participante de la Convention citoyenne sur les temps de l'enfant et
membre de l’Association de la Convention Citoyenne sur les temps de
l'enfant.
- Une
enseignante.
Des interventions croisées, un temps de questions-réponses
animé par Louise Tourret, puis un échange avec le public. L’ambition : faire de
cette soirée un temps de travail collectif, capable d’éclairer les choix à
venir.
Un kids corner pour venir en famille :
Pendant que vous suivez le débat dans l’amphithéâtre, vos
enfants sont accueillis dans une salle de classe voisine, encadrés par des
animateur·rices professionnel·les. Au programme : différentes activités selon
leur âge et leurs envies, pour qu’eux aussi passent un bon moment. Pensez à
indiquer le nombre d’enfants lors de votre inscription.
Les organisateurs : La FCPE Paris, le CDAFAL de Paris,
l’Association de la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant et la
Fédération de Paris de la Ligue de l’enseignement, cosignataires de la tribune
publiée dans Libération le 10 septembre 2026