Un destin féminin exceptionnel ! Celui de cette femme, militante acharnée de la liberté et pour une société plus solidaire. Elle et ses compagnes de « Mujeres Libres » accompliront d'immenses progrès pour le droit des femmes.
Federica, née en 1905, d’une famille de militants
anarchistes, commence très tôt – 17 ans – une collaboration avec des
journaux et des revues des mouvements prolétaires catalans, et écrit de
nombreux romans populaires à caractère social. Membre de la CNT et de la FAI,
elle devient vite une figure du combat social. Quand surgit la guerre civile,
elle est déjà une personnalité du mouvement libertaire.
Lorsque les anarchistes acceptent de participer au
gouvernement de la République, Federica devient ministre de la Santé. Elle est
à l’origine du processus qui allait produire la première loi dans le monde
légalisant l’avortement (gouvernement de Catalogne). À la fin de la guerre
civile, suivant la cohorte d’exilés républicains, elle se réfugie en France le
26 janvier 1939. Après juin 1940, elle est poursuivie par les Allemands et la
police française de Vichy, qui voudraient la remettre à Franco. Elle fuit avec
sa famille et se cache, tâchant d’éviter cette persécution, mais elle est
finalement arrêtée et emprisonnée durant plusieurs mois. Elle doit à sa
grossesse de ne pas être renvoyée en Espagne franquiste et exécutée.
La guerre mondiale terminée, elle s’établit à Toulouse en
novembre 1944 avec sa famille. Elle reprend son activité politique au sein de
la CNT en exil et écrit de nombreux ouvrages.
Elle ne revient en Espagne qu’en 1977, participe au grand
meeting de la CNT à Montjuïc à Barcelone en 1977. Elle meurt à Toulouse en 1994.