A Night In Bethlehem (T.Rex Recordings / Modulor), dont le titre marque un certain hommage rendu aux origines de l’artiste tout en dessinant le contour d’un nouvel univers aux couleurs et sonorités toujours aussi mystiques : le regard est cette fois-ci explicitement tourné vers les étoiles, vers ce sentiment de découverte de l’inconnu que la pochette de l’album, sur laquelle figure la gravure de Flammarion (1888), illustre aussi bien. Magon semble élargir encore une fois son registre avec un voyage qui garde à l’esprit le même psychédélisme qui le caractérise. Avec ce dernier album, les 10 titres laissent plus de place pour des évolutions instrumentales tirées d’un monde sci-fi, tout en accordant une première place aux paroles qui nous emportent par leurs histoires.