Évènement

La Quinzaine des cinéastes de Cannes au Forum des images !

Du mercredi 7 au dimanche 18 juin 2023
Du 7 au 18 juin 2023, retrouvez la sélection des films de la Quinzaine des cinéastes de Cannes 2023, en présence des équipes, au Forum des images et dans de nombreuses autres salles.
Dix jours après le festival de Cannes, retrouvez l’intégralité de la sélection de la Quinzaine des cinéastes au Forum des images en présence des équipes des films.

Les temps forts

Soirée d'ouverture - Mercredi 7 juin à 20h
Le procès Goldman de Cédric Kahn (en présence de l'équipe du film)
Desperado sans foi ni loi ou forte tête persécutée par un État policier et raciste ? Le second procès de Pierre Goldman, en 1976, divise la France : le militant d’extrême gauche est rejugé pour quatre braquages, dont l’un s’est soldé par deux morts. Il nie toute implication dans cette dernière affaire. En choisissant de rejouer ce huis clos judiciaire, Cédric Kahn s’inscrit avec une force tranquille dans le si délicat genre du film de procès. Il exhume aussi une boîte noire des passions, convulsions et scissions françaises, bien au-delà des seules années 70.
Jeudi 8 juin à 20 h
Déserts de Faouzi Bensaïdi (en présence du réalisateur)
Pieds nickelés marocains du surendettement, Mehdi et Hamid sillonnent en voiture et en costards cravates froissés le sud du pays. Leur mission : recouvrir pour leur agence les arriérés d’emprunts que n’ont pas honorés de pauvres bougres accablés par la misère et la sécheresse du désert, dans des villages de nulle part. Mêlant comédie et road-movie, le film prend un tour de western et même de quête initiatique lorsque les deux mercenaires désabusés, eux-mêmes mis sous pression, croisent la route d’un bandit de grand chemin.
Jeudi 8 juin à 20 h 30
En alternance, deux conversations à Séoul : une actrice est sollicitée par une débutante ; un vieux poète reçoit un admirateur. Les deux vedettes esquivent les questions existentielles de leur interlocuteur, entre nourriture, alcool, guitare ou sieste, mais aussi jeux avec un chat et partie de chifoumi. La première songe à abandonner le métier, le second bataille avec son sevrage d’alcool et de tabac. In Our Day, à la manière d’un haïku, invite à guetter ce qui importe intimement, ce qui fait le sel, chaque jour, de notre vie.
Vendredi 9 juin à 21 h
Creatura de Elena Martín Gimeno (en présence de l'équipe du film)
C’est un couple parfait qui ne parvient plus à faire l’amour. Mila, alors qu’elle tente de l’expliquer à son conjoint, repense à son histoire sexuelle, dans l’adolescence et la petite enfance. Aucun trauma définitif, aucune clé unique, mais une accumulation d’humiliations, de non-dits, de tabous, que la cinéaste-interprète filme avec une franchise sans tapage. Plutôt qu’une psychanalyse, l’archéologie d’une sexualité, que chacun peut partager.
Samedi 10 juin à 18 h 30
Mambar Pierrette de Rosine Mbakam (en présence de la réalisatrice)
Couturière à Douala, Pierrette s’occupe seule de ses enfants et de sa mère. Habituée à devoir faire au jour le jour, elle doit néanmoins encaisser coup sur coup un vol à la tire et une inondation qui envahit sa maison comme son atelier. Comme toujours, Pierrette coud les tissus, peut-être aussi les plans, et sa vie en tout cas, tandis que ses clientes lui parlent de leurs soucis. Fiction nourrie d’une matière largement documentaire, Mambar Pierrette est d’une rectitude admirable, sans pathos, à l’image de son interprète principale, valeureuse et discrète, n’abandonnant jamais.
Dimanche 11 juin à 18 h
Un prince de et avec Pierre Creton (en présence du réalisateur)
Une éducation sentimentale en forme d’herbier : plusieurs voix off se relaient pour accompagner le parcours d’un jeune homme venu étudier dans une école de jardiniers. Jamais les personnages ne parleront pour eux-mêmes, mais ils ne sont néanmoins pas punaisés comme des papillons de collection : ils débordent de désirs. Chasseurs, pépiniériste, apiculteur… La campagne redevient une zone hautement érogène, la botanique et la sexualité fleurissent de concert dans le nouveau film d’un grand cinéaste paysan français.
Mardi 13 juin à 17 h 30
Riddle of fire de Weston Razooli (en présence du réalisateur. Film concourant à la Caméra d'or)
Il était une fois un trio d’enfants cherchant à craquer le code parental de leur nouvelle console et aussi la parfaite recette de la blueberry pie, une secte de braconniers qui ne cessent de se chicaner, une petite fille qui a des dons elfiques… Un premier long métrage dont le budget est aussi lilliputien que sont géantes sa sophistication formelle et sa liberté épique. Comme si, dans une forêt enchantée du Wyoming, Tom Sawyer, le Club des cinq et les Goonies s’étaient donné rendez-vous pour faire un jeu de plateau autour d’un feu de camp.
Mardi 13 juin à 21 h
Légua de Filipa Reis et João Miller Guerra (en présence de l'équipe du film)
Une riche demeure au nord du Portugal, négligée par ses héritiers, n’est plus habitée que par une vieille gouvernante bigote. Dans ses tâches ménagères réglées comme du papier à musique, elle est assistée par Ana, femme d’un ouvrier qui décide de partir travailler en France, et mère d’une adolescente qui ronge son frein. Légua donne à voir la disparition d’un ordre ancien déserté par ses maîtres et dont les domestiques sont les dernières gardiennes amoureuses, entre routine de la soumission et réappropriation d’un patrimoine qu’on connaît mieux que ses propriétaires.
Jeudi 15 juin à 21 h
Le Livre des solutions de Michel Gondry (avec Pierre Niney)
Huit ans après son dernier film, Michel Gondry revient avec un alter ego aux tourments burlesques. Marc, cinéaste bipolaire et parano, ne peut tolérer de voir son film en cours retoqué par les producteurs, dont les extraits entrevus peuvent en effet laisser craindre le pire. Accompagné de sa monteuse, il embarque tous les rushes chez sa tante, dans les Cévennes, pour boucler le film selon ses souhaits. Il s’évertue plutôt à en différer la finalisation, en lançant incessamment de nouveaux chantiers, qui sont autant de dérivations et d’impasses, tour à tour comiques et inquiétantes.
Vendredi 16 juin à 20 h
Blackbird Blackbird Blackberry d’Elene Naveriani (en présence de la réalisatrice)
Ethéro tient la modeste droguerie d’une bourgade géorgienne. À 48 ans,
elle vit toujours seule et doit affronter les moqueries des commères de son âge. Elle s’en fiche royalement et découvre soudain l’amour, un premier amour, qui, s’il la chamboule, ne remet pas en cause son indépendance, chevillée au corps. Portée par une actrice impressionnante de solidité et de douceur (comme les cadrages), la sensualité déborde ici la seule sexualité, à l’image de son titre : un merle qui se pose fugacement dans un buisson de ronces, alors qu’on cueille des mûres.
Film clôture - Dimanche 18 juin à 20 h 30
Conann de Bertrand Mandico
Gardien des enfers, le cerbère a toujours sa gueule de chien, mais il est bipède et s’appelle Rainer, a les seins et la voix d’une femme, un blouson de cuir clouté et un appareil de paparazzi toujours prêt à lancer ses flashes. Depuis l’au-delà, il nous raconte les réincarnations successives de Conann la barbare, amazone sanguinaire venue de la nuit des temps. Méliès queer du viscéral et du pulsionnel, Bertrand Mandico promène sa lanterne magique dans une préhistoire fantasmée, mais aussi de nouvelles boutiques des horreurs, à la fois en couleur et en noir et blanc.

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Mise à jour le 01/06/2023

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