Comment les outils numériques et l’intelligence artificielle peuvent-ils reproduire ou aggraver les discriminations ? Une rencontre participative pour comprendre les biais algorithmiques, connaître ses droits et apprendre à agir.
L’intelligence artificielle intervient
désormais dans l’accès à l’emploi, au logement, au crédit, à l’information et
aux services publics. Lorsqu’elle est entraînée sur des données marquées par
des inégalités sociales, raciales ou de genre, elle peut reproduire ou
amplifier des discriminations. Ces mécanismes restent souvent invisibles pour
les habitants, qui ne savent pas toujours reconnaître une discrimination,
conserver les preuves ni exercer un recours.
SOS
Casamance propose donc une action en deux temps : comprendre
concrètement les biais algorithmiques, puis donner aux participants les moyens
juridiques et pratiques d’agir face aux discriminations, qu’elles soient
numériques ou non.
En
cohérence avec le fil rouge 2026, l’action adopte une approche
intersectionnelle : elle montre comment plusieurs
facteurs — origine réelle ou supposée, sexe, âge, handicap, situation sociale,
langue, religion ou lieu de résidence — peuvent se combiner et produire des
expériences particulières de discrimination.
Renforcer le pouvoir d’agir des habitants
face aux discriminations, en articulant éducation critique au numérique, accès
aux droits et orientation vers les organismes compétents.
· Faire comprendre, avec des
exemples accessibles, comment un algorithme peut produire un traitement biaisé.
· Faire saisir
l’intersectionnalité et les effets cumulés ou croisés de plusieurs critères de
discrimination.
· Permettre aux jeunes, aux
parents et aux professionnels de tester collectivement différentes formulations
et d’analyser les réponses obtenues.
· Savoir distinguer
discrimination, injure, harcèlement, violence et traitement injuste.
· Apprendre à documenter les
faits : dates, échanges, captures d’écran, témoignages et décisions reçues.
· Présenter les recours et les
acteurs compétents, puis orienter les situations individuelles.
· Faire émerger des
recommandations citoyennes pour des usages plus justes et responsables de
l’intelligence artificielle.
· Habitants parisiens, et du 18ᵉ arrondissement notamment du quartier de la Goutte-d'Or, de
Château Rouge;
· jeunes et adolescents, parents
et familles ;
· adultes en parcours
d’apprentissage du français ou d’insertion ;
· bénévoles, professionnels
associatifs, éducatifs et sociaux ;
· personnes confrontées à une ou
plusieurs discriminations croisées, ou souhaitant mieux connaître leurs droits.
Jauge
indicative : 30 à 50 participants, avec possibilité
d’un accueil sans inscription dans la limite des places disponibles.
Tout public : habitants de la Goutte d’Or, de Château Rouge et du 18e arrondissement, jeunes et adolescents, parents et familles, adultes en apprentissage du français ou en insertion, bénévoles, professionnels et personnes confrontées à des discriminations.