Œuvre issue de l'exposition immersive conçue par des étudiants des Beaux-Arts de Paris à l’Espace Niemeyer dialogue avec l’architecture pour proposer une expérience sensorielle et poétique autour de l’amour et de la mémoire du lieu.
A Love Envelop in Plywood, Installation - Bois contreplaqué Utipin, 2026
Les murs de béton de l’espace Niemeyer sont empreints du bois utilisé pour leur fabrication. Sur chacune des surfaces sont visibles les veines, les lignes et les nœuds de ce bois. C’est de ces traces qu’émerge son installation en contreplaqué qui vient reposer, envelopper le mur et épouser sa courbure. Son titre est inspiré de la vidéo de l’artiste américain Tom Sachs intitulée A love letter to plywood (2012) qui est une ode poétique au bois contreplaqué et à sa fabrication. Ce béton qui est la fondation et l’ossature de cet espace a dû être coulé dans une structure faite en bois de coffrage pour exister. Le bois a permis sa création et sa formation. Ses restes perceptibles sur la façade sont le témoignage de son implication dans la mise au monde du béton, de son dévouement comme si celui-ci lui avait donné un abri, un foyer, une enveloppe.
Helena Fourmont est née à Paris en 2000, est diplômée des Beaux Arts de Paris en 2025 avec les félicitations du jury et poursuis sa formation au sein de la filière Art en Situation et Fresque. A la frontière de la peinture et de la gravure, elle explore et donne à percevoir la vie cachée, intérieure de certains matériaux comme le bois industriel et plus récemment l’enduit à travers la technique de la fresque. Elle opère par soustraction de matière et dévoile dans mes pièces qu'elle appelle grattages, certaines traces comme celles de la vie d’un arbre à travers ses nœuds retrouvés sous la surface. En 2024 et à l’occasion de son échange à Kyoto City University of Arts au Japon, elle bénéficie de la bourse de la Fondation Malatier-Jacquet. En 2025, elle a montré son travail au sein de l’exposition « Log Ladies » à la galerie Chapelle XIV et a elle participé à la 22ème Biennale de Gravure de Sarcelles et puis à l’exposition des félicités aux Beaux Arts de Paris.
Un projet coproduit dans le cadre d’un partenariat pédagogique avec l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, avec la participation de l’Espace Niemeyer.