Ouverture exceptionnelle au public de l'abbaye cistercienne de Preuilly, 900 ans pour accueillir le jeune et prometteur quatuor Kandinsky qui s'est déjà distingué à plusieurs reprises à l'international.
17 h : visite guidée
sur réservation exclusivement - Places très limitées
Cinquième
fille de Cîteaux, l’abbaye est fondée en 1118. C’est à l’époque de la
fondation de Preuilly que saint Etienne, troisième abbé de Cîteaux,
structura l’ordre cistercien en expansion par une charte, par un subtil
équilibre entre centralisme et autonomie. Quelques moines issus de
Cîteaux se fixèrent à Preuilly, sous la conduite d’Artaud, premier abbé
de Preuilly, condisciple et ami du futur saint Bernard, lui-même premier
abbé de Clairvaux. Les terres avaient été achetées par le Comte de
Champagne Thibaut le Grand et sa mère, Adèle, fille de Guillaume le
Conquérant, pour être données à la jeune communauté.
18 h : Concert-événement
Hannah Kandinsky, violon I
Israel Gutierrez, violon II
Antonio Gervilla, violoncelle
Le
quatuor Kandinsky, basé à Vienne en Autriche, et
intégré à l'agence Dimore del Quartetto, s'est déjà distingué à de
nombreuses reprises : Prix de l'International Mozart Competition
Salzburg et de la Boccherini Competition, lauréat des Jeunesse Musicales
d'Allemagne et de la Villa Musica. Il obtient en 2023 le 1er Prix
décerné pour les 30 ans du Festival Verbier et se produira en 2024 à la
Philharmonie de Paris. Actuellement en résidence à la Biennale de
Venise, il se perfectionne également en France auprès des célèbres
Quatuors Ebène et Diotima..
Joseph Haydn- Quatuor à cordes en fa majeur op. 77 n°2
Dmitri Shostakovich - Adagio et Allegretto pour quatuor à cordes
Maurice Ravel – Quatuor à cordes en fa majeur
L’essence du quatuor à cordes, c’est le mouvement – ensemble de musique sans chef, ou seul le jeu des notes et des voix entre elles conduisent le concert autant que le travail. C’est l’alchimie du non verbal avec la beauté par le biais de la gémellité unissant les quatre instruments. Travail de l’élan commun traversé de moments de prise de parole d’autant plus touchants. Haydn, le fondateur du genre du quatuor (qui en a écrit 68), est parvenu à la fin de sa vie à une capacité d’originalité et de liberté dans ce genre exigeant et facilement homogène. Le quatuor en fa majeur op.77 fait partie de ces grandes pages de fantaisie où les instruments s’invitent ou se retirent le plus librement, où les prises de parole s’échappent de chacun, dans une éloquence intime. Le mouvement est au centre des deux pièces de Shostakovitch pour quatuor : il s’agit d’extraits de musique de ballet qu’il a voulu réadapter pour quatuor - l’ironie grinçante, squelettique de l’allegretto fait suite à l’émotion sombre, très affectée, de l’adagio d’ouverture. Ce dyptique est unique en quatuor, tant chaque instrument y déploie autant de visages que de notes. Le quatuor à cordes de Ravel clôt le programme : image idéalisée de l’Espagne, de la chaleur méridionale qui berçait son imaginaire, dans un premier mouvement où chaque note est un pas feutré, délicat, pur, et enivrant, et un finale hypnotique et inlassable avec son rythme à cinq temps.
Après-concert partagé avec les artistes