Née en 1962 à Sig, grandie à Oran, la jeune comédienne et choriste Chaba Fadéla Zelmat a 17 ans quand elle déclame avec sensualité Ana ma h’lali ennoum (“Je n’apprécie plus le sommeil”), une complainte improvisée sur un synthétiseur languissant et des bongos frénétiques. Le printemps 1979 voit alors l’avènement d’un nouveau raï, jusque-là cantonné à l’Oranie, qui enflamme toute la jeunesse d’Algérie, déborde sur le Maroc, conquiert leurs diasporas. Installée depuis le milieu des années 1990 en France, Fadéla s'est trouvée relativement éloignée de la scène ces dernières années, alors que tous les chebs et chabas lui doivent tant.