Sa 2e symphonie Voïna, composée en 1938, au moment de la signature des accords de Munich, entend marquer son opposition farouche envers la politique extérieure française. Le puissant Requiem pour la paix de Tomasi y fait suite, dans l’interprétation empreinte de ferveur de la Garde républicaine et du choeur universitaire de l’OCUP. En proie à
une crise existentielle et spirituelle, née dans la tourmente de 1940, Tomasi s’ interroge sur la place et l’avenir de l’homme dans un monde où il est opprimé. Ce Requiem s’achève sur terre et non au ciel, l’homme privé d’un ultime secours divin ne pouvant puiser qu’en lui-même et en sa propre foi réaffirmée, pour espérer atteindre une forme de rédemption.