Présentation de son roman Noir Liban et atelier d'écriture sur le thème des "traversées".
A 14h : présentation du roman Noir Liban
De 15h30 à 17h : atelier d'écriture sur le thème des "traversées"
Dans le cadre du mois de l'égalité Femmes - Hommes
Écrire, c’est dessiner une
porte sur un mur infranchissable et puis l’ouvrir
Christian Bobin
L’atelier
d’écriture est un lieu de créativité et de liberté.
Durant
cet atelier, nous écrirons avec ce pari que nous pouvons ouvrir des portes,
franchir des murs, traverser les lignes établies et bousculer les frontières.
Salma Kojok est écrivaine.
Elle est née en Côte d’Ivoire en 1971 dans une famille libanaise.
Après
une enfance et une adolescence en Côte d’Ivoire, un doctorat d’histoire
à Nantes, elle s’installe au Liban. Elle y enseigne l’histoire à
l’université et au lycée et y anime des ateliers d’écriture.
Aujourd’hui, Salma Kojok vit entre le Liban et la France. Elle préside
le jury du prix Goncourt-Choix de l’Orient et anime des ateliers
d’écriture.
Salma Kojok a publié trois romans. La maison
d’Afrique en 2015 a reçu la mention spéciale du prix France-Liban
décerné par l’ADELF. Le dérisoire tremblement des femmes a reçu la
mention spéciale du prix littéraire Phénix 2019.
L’écriture romanesque de Salma Kojok explore la violence
et sa mise en récit, les langues, lieux d’exils et interfaces remuantes
dans les récits migratoires.
Son écriture, comme son parcours,
est marqué par les langues qui la traversent depuis sa naissance. Il y a
d’abord les français : le français de la mère, le français de l’école
et puis, le français ivoirien, une langue qui n’existe pas
officiellement mais qui vibre en elle, langue faite de mots français
mêlés aux comptines baoulé ou dioula de son enfance et aux expressions
nouchi du marché de Treichville. Il y a aussi les arabes, l’arabe rural
du grand-père venu du Liban s’installer en Côte d’Ivoire encore colonie
française et l’arabe citadin, celui de Beyrouth où elle s’installe,
faisant le chemin à l’envers, de l’Afrique vers le Levant.
Son dernier
roman Noir Liban, publié en juin 2023, a obtenu le Prix Ethiophile.
Il a été finaliste du prix de la littérature arabe décerné par
l’Institut du Monde arabe et du prix de la littérature arabe des lycéens
2023.
Ces
langues, comme des fleuves qui coulent en elle, dessinent une histoire
et une géographie entre trois continents : Afrique, Asie et Europe.
Elles déplacent les lignes convenues, dérisoires frontières
géographiques, linguistiques ou historiques et l’invitent à trouver dans
la fiction une réponse à des questions qu’elle ne peut poser.