Dès 11h au Théâtre de la Ville, retrouvez des artistes Ouzbeks, Persans et Ouïghours lors de concerts, d'ateliers de danse et de dessin pour tous les âges.
Norouz, ou « le jour neuf », fête chaque année le renouveau de la nature avec une ferveur qui traverse les âges et les frontières. Les zoroastriens voyaient ce jour comme le réveil du dieu de la Nature et l’arrivée du printemps. Depuis plus de 3 000 ans, des millions de personnes, des Balkans à l'Asie centrale, du Moyen-Orient aux rives de la Mer Noire, s'unissent pour célébrer le premier jour du printemps, jour de l’équinoxe, généralement le 21 mars.
À travers les siècles, Norouz a su résister aux changements politiques et culturels, préservant son essence et son message de paix. Les festivités de Norouz, accompagnées de leurs rituels symboliques, reflètent une profonde connexion avec la nature et un respect pour les cycles de la vie. La table de Norouz, traditionnellement ornée de sept éléments symboliques commençant par la lettre « s », témoigne de la richesse symbolique de cette fête. Chaque élément, du sabzeh (germes ou jeunes pousses), symbole de renaissance, au samanou (douceur sucrée faite à partir de germes de blé), symbole d’abondance, transmet un message de vie, d'amour, de santé, de prospérité et de joie.
La reconnaissance de Norouz par l'UNESCO en 2016 comme élément du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, marque aujourd’hui encore l’importance et de la vitalité de cette fête ancestrale. Célébrer Norouz, c’est appeler à vivre en harmonie avec le monde qui nous entoure. Un message d’espoir en ces temps particulièrement troublés.