Les premières vues cinématographiques captées par les opérateurs des frères Lumière cèdent la place aux films de propagande tournés durant et après la révolution, mais aussi à des œuvres mêlant brillamment fiction et documentaire comme
Tepeyac (1917), qui décrit les coutumes populaires et religieuses à travers les apparitions de la Vierge de Guadalupe, et à des adaptations littéraires comme celle du roman de Federico Gamboa par Luis Peredo,
Santa (1918), avec Elena Sánchez Valenzuela qui fut l'une des premières actrices du cinéma mexicain et une pionnière de la préservation des archives cinématographiques. Puis viennent les grandes productions muettes du cinéma national, amplement inspirées par le cinéma américain tels que les thrillers de Gabriel García Moreno,
El Tren fantasma et
El Puño de hierro (1927). Le 14 janvier 1931, un séisme dévaste la ville d’Oaxaca
. En plein tournage de
Que Viva Mexico ! Sergueï Eisenstein se rend sur place pour témoigner de ce qu’il en reste et réalise
La Destrucción de Oaxaca.