Franco Donatoni qui connut plusieurs périodes de dépression, a vécu aux antipodes dans son existence et sa vie d’artiste : passer du contrôle au hasard, du processus à l’automatisme, écrire sous le soleil de Cage ou de Stockhausen, dans l’ombre portée de Beckett ou de Schoenberg…
Heinz Holliger a imaginé une pièce extrême pour son instrument, le hautbois, intimement liée à la physiologie de l’interprète. La scène musicale de cette soirée se situe dans un asile (
Une page folle de Kinugasa, relu par
Mayu Hirano), ou dans la cellule monacale de Marie-Madeleine de Pazzi (
Infinito nero). Ce théâtre de
Salvatore Sciarrino expose les aphasies et les précipitations, les silences et extases mystiques.