Beatmakers :
Set n°1 : Dalida Carnage (harpe + électronique), Rosario (électronique),
Set n°2 : Louison Audouard (électronique), Samuel Perier (guitare), Jonas Charles (batterie),
Set n°3 : Ici et Mnt* (électronique),
Set n°4 : Éloi Petillon* (électronique), Léa Hassoun (chant)
Danseur·euses : Appoline Gueguen-Caillie, Cassandra Thevenin, Cléa Salaris, Lee-Weï Faham, Mila Jeanne, Manon Le Meur, Roman Ramanick-Gallonde, Salomé Moreels, Sybille Hoffmann, Vadim, Lee Wei
Chorégraphes associé·es, improvisations dirigées par Emmanuelle Duc, Marie Leca et Vivien Visentin
Direction artistique : Paul Ramage
Dernier(s) jour(s) : Philippe Diversy
Dernier(s) jour(s) est une performance transdisciplinaire. En phase avec notre temps, elle interroge l’activité humaine (responsabilité sociétale, critique écologique…) à l’ère de l’anthropocène. Cette œuvre se compose d’un Füssli, de cinq métagraphies, d’une relique, d’une boucle électro générée à partir de la Messe en ut mineur de Mozart, de solistes live, de danseur·euses et de comédien·nes du CRR de Paris, et finalement… d’un acouphène.
Argument :
1783 marque le point de départ d’une accélération. Cette année-là, Füssli peint Les trois sorcières, Mozart compose La Grande messe en Ut mineur et Jouffroy d’Abbans lance son bateau à vapeur à contre-courant sur la Saône. Une foule en liesse se masse alors sur les berges et acclame les quinze minutes de sprint de cette machinerie de 150 tonnes. Aucun parmi ceux qui participaient à cette fête ne s’aperçut que c’était la planète entière que ce bateau entraînait dans son sillage. L’« anthropocène » avait commencé. « Dernier(s) jour(s) » retrace cette période et en sonne le glas.