Pour Maiiva le dessin est une expression essentielle, un moyen de
satisfaire un besoin impérieux : celui de témoigner. Reporter en
immersion, elle tire de ses expériences une perception différente du
monde, une ouverture, qu’elle désire offrir aux lecteurs dans ses bandes
dessinées. Elle aborde des sujets de terrain, régionalistes, et
questionne depuis quelques années le rapport à l’animal, à la nature.
Encre, lavis, rotring, crayon, pinceaux en poche, elle voyage léger : « Croquer
sur le vif, c’est mon yoga.
Je dessine mon quotidien, directement à
l’encre, sans crayonné, pour savourer le plaisir de l’instant présent. »
La finesse de ses outils donne vie aux détails, aux aspérités. La
sensualité de l’eau crée un dessin sensible et nuancé. Elle propose une
vision d’une réalité abrupte, rude et authentique. Elle y ajoute des
fantaisies rafraîchissantes, de légers décalages qui l’aident à mieux «
digérer » le réel et qui permettent également aux lecteurs de l’aborder
différemment.
En parallèle, nous exposons du samedi 20 avril au samedi 1er juin les planches de sa BD documentaire, Dans les pattes des moutons, dans laquelle Maiiva retrace le quotidien d'un berger, son rapport à l'animal et nous dévoile la réalité du métier.