À travers un dialogue entre musique et théâtre, ce concert orchestré par le conservatoire Hector Berlioz invite à redécouvrir un répertoire romantique empreint de vitalité, audace et modernité.
Un concert inédit à travers le prisme d'Hector Berlioz
Entre le raffinement poétique de Frédéric Chopin et la puissance visionnaire de Ludwig van Beethoven,
ce concert-spectacle propose une immersion dans le XIXᵉ siècle musical,
à une époque où les œuvres donnaient naissance à autant de fascination que
de débats.
Première partie : le Chœur Berlioz à la Bellevilloise
Invité à chanter l’Ode à la Joie dans la symphonie n°9 de Beethoven, la soirée s’ouvre avec le Chœur Berlioz entonnant quelques chants extraits de leur programme de fin d’année. Sous la baguette de Laurence Esquieu et avec Franz Michel au piano, vous entendrez quelques extraits d’Orphée et Eurydice, Lélio ou le Retour à la vie de Berlioz et De Profundis de Gluck.
Deuxième partie : Le Regard de Berlioz
Cette seconde partie débute par les valses de Chopin,
pages tour à tour élégantes, lumineuses ou profondément mélancoliques.
Sous leurs contours dansants se révèle un univers intime où le piano
devient confidence, respiration et poésie. Chez Chopin, la virtuosité ne cherche jamais l’effet seul : elle se met au service de l’émotion la plus subtile. Le programme se poursuit avec une symphonie de Beethoven
reconstituée dans son esprit originel. Monument du répertoire
orchestral, cette œuvre marque un tournant dans l’histoire de la
musique : la symphonie y devient un langage dramatique et profondément
humain, capable d’exprimer la lutte, l’élan, le doute et la conquête. Entre chaque mouvement, un acteur fait revivre Hector Berlioz
à travers les critiques, articles et témoignages publiés lors des
premières auditions de l’œuvre. Observateur passionné et plume
flamboyante, Berlioz éclaire la réception parfois
tumultueuse de cette musique nouvelle. Ces interventions replacent
l’œuvre dans l’effervescence artistique de son époque et rappellent
qu’avant d’entrer au panthéon du répertoire, les chefs-d’œuvre furent
souvent accueillis avec surprise, admiration ou incompréhension. Le concert s’achève enfin dans l’éclat de la célèbre Marche hongroise de Berlioz.
Fresque orchestrale flamboyante, cette page emporte
l’orchestre et le public dans un tourbillon d’énergie et de couleurs,
offrant à la soirée une conclusion spectaculaire et profondément
romantique.
La Bellevilloise, un lieu indépendant, artistique et festif
Fondée en 1877 aux lendemains de la Commune, La Bellevilloise, première coopérative parisienne, avait pour projet de permettre aux gens modestes l’accès à une éducation politique et culturelle.
Lieu de résistance, La Bellevilloise a accueilli les premiers échanges commerciaux « du producteur au consommateur » et a joué, de 1910 à 1949, un rôle de premier plan dans la vie économique et artistique de l’Est Parisien.
Depuis 2005, Renaud Barillet, Fabrice Martinez et Philippe Jupin, un trio d’agitateurs venu du spectacle vivant, de la production et des médias, a rouvert aux Parisiens ce lieu de mémoire de l’histoire de la capitale avec un projet fort : redonner vie à l’esprit de La Bellevilloise en créant un grand lieu indépendant qui met en avant des activités artistiques et événementielles pour le public, les entreprises et les médias.
Programme détaillé :
Première partie :
- Orphée et Eurydice de Gluck
- Lélio ou le Retour à la vie de Berlioz
Entracte de 15 minutes
Deuxième partie :
- Valse n°3 opus 34 n°2 pour orchestre. Arrangement par Anasthase Malesevic et Jules Villemin. Direction : Anasthase Malesevic
- Valse en mi mineur opus posthume. Arrangement par David Lampel. Direction : Jules Villemin
Symphonie de Beethoven :
- 1er mouvement de la 6e symphonie de Beethoven. Direction : Stéphane Granjon
- 2ème mouvement de la 7e symphonie de Beethoven. Direction : Stéphane Granjon
- 3ème mouvement de la 2e symphonie de Beethoven. Direction : Enrique Segura
- 4ème mouvement de la 9e symphonie de Beethoven (extrait) Direction : Enrique Segura
- Marche Hongroise de Berlioz. Direction : Enrique Segura
Avec la participation de :
L'orchestre symphonique 3e cycle du conservatoire municipal du 10e et du 19e
Le chœur Berlioz du conservatoire municipal du 10e
Gwendal Leffondré, comédien