Séminaire organisé en collaboration avec le Collège international de philosophie (Ciph)
Lors de cette 3e séance du séminaire, nous tenterons de cerner les contours de l’« œuvre-jazz », afin de mettre en lumière les difficultés théoriques portées par la notion d’œuvre musicale. S’il va de soi que le jazz fait œuvre, au sens où il témoigne d’une importance fondamentale au sein de l’histoire de la musique, il est néanmoins plus difficile de cerner précisément en quoi le jazz pourrait correspondre aux critères canoniques et historiques de l’œuvre.
Alors que le philosophe Roger Pouivet entend restreindre les contours de l’œuvre phonographique au genre musical rock, le musicologue Laurent Cugny montre au contraire que le jazz est une œuvre phonographique à part entière. Mais penser le jazz comme « œuvre phonographique » n’implique-t-il pas de survaloriser la production de ses disques au détriment de ses performances live, pourtant tout aussi essentielles pour caractériser cette musique ?
Joana Desplat-Roger est agrégée de philosophie, docteure en esthétique, directrice de programme au Collège international de philosophie et co-présidente de son assemblée collégiale. Actuellement, elle enseigne l’esthétique et la philosophie de l’art à l’université de Rennes 2. Elle est l’éditrice scientifique de l’ouvrage L’Art comme jeu de François Zourabichvili (PUN, 2018), et elle a co-dirigé l’ouvrage collectif Adorno contre son temps (PUN, 2019).