Un film documentaire réalisé par Émérance Dubas, qui lève le voile sur la sombre réalité des maisons de correction.
Projection de "Mauvaises filles" (2022, 71') un film
documentaire d'Émérance Dubas, suivie d'une discussion en présence de la
réalisatrice, et programmée dans le cadre d'un nouveau cycle organisé
en partenariat avec l'association Périphérie.
Insoumises, rebelles, incomprises ou simplement mal-aimées. Comme tant d'autres femmes en France, Édith, Michèle, Évelyne et Fabienne ont été placées en maison de correction à l'adolescence. Aujourd'hui, portée par une incroyable force de vie, chacune raconte son histoire et révèle le sort bouleversant réservé à ces "mauvaises filles" jusqu'à la fin des années 70 en France.
Chœurs de femmes. Pour ce nouveau cycle, nous
vous proposons trois films documentaires où les réalisatrices ont filmé
la parole et le combat mené par des femmes. Vous découvrirez les
habitantes d'un bidonville de Caracas filmées par Marie Dault dans Chronique de la terre volée
(2020), et leur détermination pour obtenir la propriété de la terre où
elles vivent. Un film où nous suivons la nécessaire retranscription des
récits de vie des résidents de ce quartier afin de faire valoir leurs
droits. Une démarche qui peut faire écho à celle d'Émérance Dubas dans Mauvaises filles
(2023) où elle filme la parole de cinq femmes placées en maison de
correction à l'adolescence, mettant ainsi un terme au silence et à
l'invisibilation de la violence institutionnelle. Se donner la force
entre femmes, entre celle qui filme et celles qui sont filmées, est
aussi à l’œuvre dans le film d'Anna Salzberg Le jour où j'ai découvert que Jane Fonda était brune (2022), et s'exprime notamment par les chœurs des femmes du MLAC de Gennevilliers et du centre IVG Louis Mourier.
Les trois films ont été accueillis par Périphérie dans le cadre de son dispositif Cinéastes en résidence,
qui apporte un soutien artistique et technique au moment du montage, en
offrant aux documentaristes un temps privilégié de regard et d'écoute.