Évènement

Les Cours du vendredi font leur rentrée au Forum des images

Du vendredi 25 septembre au vendredi 30 octobre 2026

Tous les vendredis à 18h30, venez écouter des personnalités issues du monde du cinéma, mais aussi des arts visuels, des sciences sociales ou de la société civile, explorer des problématiques artistiques, sociétales, en écho à la programmation du moment.

Jusqu'au au 30 octobre, retrouvez six cours en lien avec la thématique Sois belle et tais-toi !, un programme qui célèbre Delphine Seyrig, une figure majeure d’un cinéma en quête d'émancipation.

Tarif unique : 5€

"Delphine Seyrig, icône de la modernité, actrice insoumise, star féministe" animé par Alexandre Moussa
→ Vendredi 25 septembre à 18h30

« Je ne suis pas une apparition, je suis une femme ». Longtemps associée aux figures éthérées et sophistiquées qu’elle incarne au cinéma, de L’Année dernière à Marienbad à India Song, Delphine Seyrig fut aussi une grande figure du féminisme et de la vidéo militante. Star et icône féminine, elle fut également une pionnière de la critique de la représentation des femmes à l’écran. Ce paradoxe est au cœur de ce cours.

Par Alexandre Moussa, maître de conférences en études cinématographiques

→ Suivi de L'Année dernière à Marienbad d'Alain Resnais.

"D'Histoires d'A à Z : repères et réflexions sur le cinéma des années 70" animé par Brigitte Rollet
→ Vendredi 2 octobre à 18h30

Le cinéma des seventies se distingue par de forts contrastes : succès populaires de films politiques, émergence de films à petits budgets issus des marges, apogée des films à caractère pornographique et érotiques. En parallèle, des comédiennes passent à la réalisation et offrent des regards singuliers et inédits.
Analyse de ce mélange quelque peu (d)étonnant d’une décennie unique.

Par Brigitte Rollet, chercheuse

→ Suivi de La Fiancée du pirate de Nelly Kaplan.

"Delphine Seyrig, vidéaste féministe insoumuse, hors des sentiers battus" animé par Nicole Fernández Ferrer
→ Vendredi 9 octobre à 18h30

Delphine Seyrig, actrice engagée dans le mouvement féministe, s’initie à la vidéo auprès de Carole Roussopoulos. Avec le collectif Insoumuses, elle détourne les codes et les normes. En 1982, elle cofonde le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, unique lieu d’archives vidéo et film consacré aux femmes, à leurs droits, leur création, leur histoire.

Par Nicole Fernández Ferrer, archiviste en audiovisuel, traductrice, présidente du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir

→ Suivi de trois films signés Insoumuses de Delphine Seyrig et Carole Roussopoulos.

Pour en savoir plus :

Vidéo Youtube

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"Delphine Seyrig : de la muse insoumise à l’icône queer" animé par Jean Méranger-Galtier
→ Vendredi 16 octobre à 18h30

La célébrité de Delphine Seyrig tient autant à son immense carrière au cinéma qu’à son engagement féministe. Si sa filmographie croise des œuvres et cinéastes LGBTQIA+, elle reste largement inscrite dans la norme hétérocentrée de son époque. Elle n’en demeure pas moins une figure majeure du cinéma queer. Ce paradoxe invite à penser la culture queer au-delà de la seule représentation LGBTQIA+, comme un régime esthétique et politique pouvant aussi émerger au sein de récits hétérocentrés.

Par Jean Méranger-Galtier, producteur et scénariste

Suivi de Les Lèvres rouges de Harry Kumel.

"Pourquoi les hommes ont peur des femmes ? La fabrique culturelle de la misogynie" animé par Chloé Thibaud
→ Vendredi 23 octobre à 18h30

De Shining à Carrie, de Blanche-Neige à Desperate Housewives, la pop culture regorge de figures féminines inquiétantes. Pourquoi les femmes sont-elles si souvent représentées comme des menaces ? Et si cette gynophobie était moins une réalité qu’une invention culturelle voire une stratégie politique ?

Par Chloé Thibaud, journaliste et autrice

Suivi de Medusa d'Anita Rocha da Silveira.

"Gaze, regard et vidéo. Politique du point de vue au cinéma" animé par Occitane Lacurie
→ Vendredi 30 octobre à 18h30

« De bien regarder, je crois que cela s’apprend ». Prononcée par Delphine Seyrig dans Muriel ou le temps d’un retour (1963), cette phrase devient une invitation à penser le regard comme fondement du geste cinématographique. Regard, gaze, point de vue ou standpoint… Tout au long de l’histoire des luttes et des idées, la pensée critique a montré comment les images véhiculent l’idéologie dominante. Comment faire alors du regard le point de départ d’une politique du cinéma ?

Par Occitane Lacurie, chercheuse, critique, vidéaste

→ Suivi de Women talking de Sarah Polley.

Mise à jour le 22/09/2026

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