Un programme de guitare tous styles, centré sur les Pays-Bas, mais élargi dans un contexte culturel et géographique.
Entre Chet Atkins et Harry Sacksioni, existe-t-il un lien ? Facile, c’est le 'picking' à la guitare, la manière de swinguer avec les doigts en gardant le pouce stable. Et entre Marius Flothuis et Fernando Sor ?*
Les deux aimaient beaucoup Mozart, bon à savoir, mais chacun écrivait aussi des variations sur ‘Les folies d’Espagne’, Sor en 1824, exilé en France, Flothuis en 1944 dans le camp de concentration Vught aux Pays-Bas. Voici donc excellente matière pour un récital, en plus dans le Collège néerlandais, bâtiment monumental de Willem Marinus Dudok, construit en 1929 dans la Cité universitaire internationale de Paris.
Wim Hoogewerf, parisien depuis 1980, ancien résident de cette maison, présentera en sept ‘face-à-face’ un programme de guitare éclectique, centré sur les Pays-Bas, mais élargi dans un contexte culturel et géographique. Si la Hollande a accueilli de multiples courants musicaux, surtout au XXème siècle, il semble aussi naturel que cette adoption soit passé souvent à travers une sorte de filtre modérateur de sobriété, imposé par le style de vie même dans ce plat pays.
En témoigne la réponse de Walter Hekster sur l’avant-garde complèx de l’après-guerre, mais aussi l’hommage rendu par Daan Manneke à la musique de la renaissance pour vihuela. Entre-temps, toujours aux Pays-Bas de quelque sorte, mais sur un terrain plus ensoleillé, le maître surinamien André Ong-Alok montre sa Kaseko Dance à ses homologues brésiliens, sans rien à leur envier…