Nous retrouvons avec joie deux artistes déjà venues à Flamenco en France et que nous apprécions particulièrement, la guitariste Antonia Jimenez et la chanteuse Inma "La Carbonera".
Inma "La Carbonera" , qui tient son nom d’un long passage à
la Carboneria de Séville, lieu emblématique du flamenco, a fait son
apprentissage de cantaora dans les tavernes de la région de Séville,
puis dans les tablaos, pour enfin obtenir la reconnaissance de ses
pairs. Elle exerce son art dans des conditions parfois difficiles depuis
son adolescence. Sa voix rauque, légèrement voilée, garde l’empreinte
de cet enseignement. Elle a aujourd'hui derrière elle un riche parcours
et de multiples collaborations.
Originaire de El Puerto de Santa Maria (Cadiz), Antonia Jiménez
s'est formée à la guitare flamenca dès son adolescence, apprenant tout
d'abord de façon autodidacte, dans la rue, puis dans un cours collectif
avec Antonio Vilar où elle était la seule fille au milieu d'une
trentaine de garçons…Elle s'installe ensuite à Madrid pour suivre son
propre chemin, une façon aussi de se détacher de sa famille qui à
l'époque acceptait mal son envie de devenir guitariste de flamenco.
Elle suit alors l'enseignement du guitariste Enrique Vargas qui lui
apporte énormément et lui permet d'accéder à un niveau professionnel.
Malgré la difficulté qu'Antonia rencontre pour se faire accepter en
tant que femme guitariste, elle parvient à se faire une place sur la
scène flamenca, en jouant notamment dans les tablaos de Madrid,
puis en accompagnant de grands artistes telles Carmen Linares, Belén
Maya, Olga Pericet, Marco Flores ou Montse Cortés.
Elle était venue à Paris le 13 mai 2017 pour un récital en
acoustique qui nous avait fortement impressionné par sa qualité et son
originalité.