Table ronde n°1 : Nouvelles poétiques du vivant
15h30-16h50 (1h10 de discussion + 10 min d’échange avec le public)
Des existences numériques aux plantes sonifiées, en passant par les débats sur la représentation cinématographique de la nature par les IA génératives, il s’agira d’explorer comment les pratiques artistiques contemporaines déplacent les frontières entre naturel et artificiel, tout en renouvelant nos imaginaires du vivant.
Intervenants :
Diane Schuh, Post-doctorante ArTeC
Chu-Yin Chen, Professeure en arts numériques (Université Paris 8)
Everardo Reyes, Professeur en sciences de l’information et de la communication (Université Paris 8)
Dork Zabunyan, Professeur en études cinématographiques (Université Paris 8)
Modération : Arnaud Regnauld, Professeur de littérature américaine et de traduction (Université Paris 8)
Table ronde n°2 : L’algorithme et son double : quand le modèle se rejoue
17h00-18h00 (50 min de discussion + 10 min d’échange avec le public)
Entre miroir et simulation, l’algorithme peut refléter une version « vivante » de nous-mêmes. « L’algorithme et son double » désigne cet espace troublant où l’humain est reproduit par ses propres technologies, au point de se redécouvrir autrement, comme une altérité "vivante".
Intervenants :
Alexandra Saemmer, Professeure en sciences de l’information et de la communication (Université Paris 8)
Cédric Plessiet, Professeur en arts numériques (Université Paris 8)
Georges Gagneré, Maître de conférences HDR en arts numériques (Université Paris 8)
Modération : Arnaud Regnauld, Professeur de littérature américaine et de traduction (Université Paris 8)
Le péril IA : Devenir des machines ou rester vivants ?
Une vision contemporaine des limites et des dangers de l’IA, par l’un de ses plus éminents spécialistes en France.
L’intelligence artificielle a connu ces dernières années des avancées fulgurantes, transformant nos usages quotidiens, nos manières de travailler, de nous informer, d’entrer en relation avec les autres, jusqu’à notre rapport à la vérité. Cette accélération n’est plus un simple progrès numérique : elle marque l’émergence d’une infrastructure invisible qui façonne nos comportements et nos représentations du monde plus vite que notre capacité collective à en comprendre les conséquences. L’irruption de l’IA modifie ainsi jusqu’à notre rapport au vivant et propose un mode d’être où la sensibilité humaine devient presque superflue. Dès lors, comment imaginer des contre-pouvoirs et une vision collective quand l’horizon technologique se déplace plus vite que notre capacité à le penser ? Nous sommes confrontés à un choix décisif : poursuivre dans cette redoutable trajectoire d’assimilation à la machine, ou renouer avec la part symbolique qui a porté l’humanité durant des siècles – pour en faire le socle d’un nouvel humanisme.
Modération : Dominique Roland, directeur du CDA