Une large communauté se découvre ici, se dévoile même, dans un espace-temps nommé en anglais Landfall, qui est cet endroit et ce moment d’arrivée sur terre après un vol, une croisière, un voyage. Tel un retour à une réalité qui peut susciter un décalage, un contretemps, un léger déséquilibre propice à la confidence, au lâcher prise. Ainsi les dix jeunes interprètes qui répondent en clin d’œil au dernier solo de la chorégraphe, tentent de tisser une poétique de la relation, de l’intimité partagée, de la confiance assumée. Pièce chorale donc, de mouvements d’ensemble, de flux, de motifs, mais qui n’efface personne, sous-tendue par une urgence certaine d’agir, de mettre en acte ce besoin de regroupement, de faire masse, d’énergie partagée ensemble, public compris.