La ressortie, en version restaurée, du film-essai d’Orson Welles, F for Fake, est la belle occasion de cette avant-première 50 ans après sa première sortie. L’occasion aussi de revoir Welles lui-même devant la caméra des frères Maysles ou de François Reichenbach.
« L’art est un mensonge
qui nous fait comprendre la vérité… ». Se saisissant des images
documentaires de François Reichenbach sur un faussaire de génie, Welles
jongle malicieusement avec ces questions qui l’animent depuis son
premier canular, à la radio en 1938. Face à ce F for fake,
film-essai très personnel, deux courts métrages le mettent en scène dans
des situations où il expose ses projets (un film de corrida et un Don
Quichotte jamais aboutis) et surtout son métier de cinéaste, de film en
film, entre rires tonitruants et éclairs de génie. Entre Shakespeare et
Cervantès, citizen Welles évoque le montage, la musique (le silence),
l’accident divin en tournage, l’improvisation… et la recette de la sauce
de salade.
18h30
Orson Welles in Spain
Un film de Albert et David Maysles (Etats-Unis, 1963, 0h10)
Orson
Welles et les frères Maysles devaient travailler ensemble pour un film
de corrida inspiré par les théories du “direct cinema”. Le projet n’a
jamais abouti mais ce « pitch » où Welles explique son projet aux
financiers potentiels, est un moment savoureux.suivi de
Orson Welles
Un film de François Reichenbach et Frédéric Rossif (France, 1968, 0h41)
«
L’Histoire d’une vie, quelle qu’elle soit, est l’histoire d’un échec ».
Celui d’Orson Welles ? 25 ans, 11 films : tous maudits. Un échec
incomparable et splendide, faillible et puissant. Portrait d’un monument
du cinéma américain, au génie parfois incompris, souvent fustigé.
Cette
séance est présentée par Fabien Gaffez, directeur des programmes du
Forum des images et auteur de l’ouvrage Orson Welles (Nouveau Monde
éditions, 2005).
20h45 | Avant-première
F for Fake
Un film de Orson Welles (Francel, 1973, 1h29 - Version restaurée 4K)
Un
film essai d’Orson Welles sur « le délicieux mensonge » de l’œuvre
d’art, une variation sur les rapports du créateur avec sa création et «
toute la vérité » sur un des plus grands faussaires, Elmyr de Hory.
Séance suivie d’un échange avec Françoise Widhoff, productrice du film.