Par Marie-France Sardain, docteure en histoire contemporaine.
En 1814 et 1815, l’armée impériale affronte les cosaques aux portes de Paris. Ces deux défaites ont pour conséquence une succession de projets de fortification. Sous l'impulsion du roi Louis-Philippe et de son ministre Thiers, la capitale est érigée en place forte, suivant les principes de Vauban.
Malgré ce retranchement, la Paris subit les deux sièges de 1870 et 1871, la famine et les bombardements. À la suite de ces événements, de nouvelles fortifications sont édifiées par le général Séré de Rivières en y associant le tracé des lignes de chemin de fer.
En 1914, la défense de Paris reste fragile. Par chance, les Allemands évitent la capitale. La stratégie allemande consiste en une opération d'encerclement. La reconnaissance aérienne et les renseignements de la cavalerie indiquent le changement d'orientation des armées allemandes.
Dans un souci d'expansion, l'enceinte de Paris est démolie à partir de 1919, la zone de servitude militaire devient en partie constructible.