Le
café se plante, se récolte, se broie, une bonne odeur dans la
chaleureuse maison du souvenir. Boule de cristal, jeu de coquillages,
diseuse de bonne aventure, j'ai toujours demandé, disait le poète
populaire. La chance ne se moque pas d'eux, mais commence à leur brosser
les cheveux avec méfiance, attentive au moindre mouvement de leurs deux
parties divisibles et gênantes, même si elles sont jumelles. J'ai eu de
la chance, de la chance pour toi, heureusement, toute chance, je fais
ma chance, aujourd'hui je n'ai pas de chance. Chance, chance dans la
vie, chance dans les mains, dans le marc de café. Un exercice lyrique
imprégné de foi profane ou religieuse, de croyances, de traditions et de
spiritualité – sans toutefois soustraire à l'être humain le pouvoir de
transformer et de recréer sa réalité. Le marc de café a inspiré Flávia
Tápias à lire de nouveaux mouvements, frais comme des légumes cueillis
au pied de la rosée.