Le sujet inspire autant Segundo de Chomon, Louis Feuillade, Dziga Vertov que Mack Sennett, Charlie Chaplin ou Buster Keaton. Le cinéma est le décor de comédies :
Sherlock Junior (1924),
The Cameraman (1928) pour les plus connus, ou encore
Filmens Helte (1928) qui raconte les péripéties cinématographiques des deux comiques danois Double-Patte et Patachon. Il est aussi le lieu où les drames se nouent, dans
Shooting Stars (1928) une actrice élabore un plan pour assassiner son mari pendant un tournage, alors que le montreur d'ombres de
Schatten (1923) projette les pires cauchemars lors d'un spectacle d'ombres chinoises. Dans
Show People (1928), King Vidor brosse le portrait du Hollywood de la fin de l'ère du cinéma muet. De nombreuses personnalités y jouent avec leur image publique : Marion Davies se dédouble (Peggy, son personnage de fiction moque Marion Davies l'actrice), John Gilbert est plus enjôleur que jamais, Charles Chaplin n'est pas reconnu, Louella Parsons, la journaliste « vipère de Hollywood », écrit ce qu'on lui dicte, et King Vidor lui-même conseille à un acteur de ne pas prendre la grosse tête.