Sortie de cycle de création / Clown / Après un mois et demi de travail d’écriture de numéro, onze clowns vous ouvrent leur imaginaire.
La
mère de mon clown est morte. Et elle est partie si vite qu'il n'a pas eu le
temps de lui dire qu'il l'aime. Donc, il faut maintenant trouver quelqu'un.e à envoyer dans
l'au-delà avec un message d'amour et pour lui dire qu'il est devenu vraiment doué pour fermer la porte du
congélateur. Les êtres humains se tuent entre eux tout le temps donc ça ne peut pas être si difficile de trouver
quelqu'un.e qui est prêt.e à se faire exécuter. Il n'a surtout pas une intention méchante ou une envie de faire mal à
personne, il aurait pu y aller lui-même, mais il a promis de prendre soin du chien imaginaire de son voisin et en plus
il vient de payer pour toute une année de Netflix.
Ce serait trop dommage de ne pas pouvoir en profiter. Il a
compris que la mort est quand même un sujet délicat donc pour ne pas décourager les gens, il les invite sur scène sous
un prétexte sympathique et puis il construit ses machines d'exécution fur à mesure autour d'eux. Pourquoi ne pas
commencer par la fierté française, la guillotine !
- Solo clownesque et magique avec une invité sur scène en
forme environ 45 minutes ou en trois actes plus courtes.
Elle a lu dans un magazine de spiritualité : « La
nature inconditionnée réveille l’humain inconditionné ».
Alors, Galinette est partie seule en randonnée. De bivouac en bivouac, elle
cherche à se trouver et se heurte aux autres : ceux qui font du bruit la
nuit à côté dans le bivouac, ceux qui disent « y’a plus de saison »
au petit-déjeuner, ceux qui n’ont jamais de cloques et pensent quand même à
prendre l’homéoplasmine…
Mais elle tente, elle y va, elle ose : « tu veux
des chips ? ». A travers le pique-nique et son immuable paquet de
chips à partager, Galinette nous invite à partager sa solitude. Pleine de
contradictions, on ne sait plus si c’est elle qui fait peur aux autres, ou le
monde qui lui fait peur. Sous les chips, c’est une histoire ancestrale qui se
joue, celle de nos désirs contradictoires de solitude et de lien à l’autre.
C’est l’histoire d’un clown qui assomme, ligote et
bâillonne un artiste de cirque pour entrer sur scène et faire son numéro à sa
place. Son but est de trouver une personne qui lui dise « je vous
aime » pour voir l’effet que cela lui fait. Il tente donc de soudoyer,
charmer, impressionner et de convaincre le public pour qu’un spectateur lui
fasse une déclaration. Les réponses qu’il reçoit l’amènent à s’interroger sur
les différentes formes, la temporalité, la sincérité et la réciprocité de
l’amour. Il se rend compte que l’amour se construit et n’est pas à sens unique.
Pour être aimé, il faut être soi même capable d’aimer et peut-être que cela
commencer par s’aimer soi-même. Au final, la déclaration d’amour tant attendue
est celle du clown à lui-même.
Peut-on s'aimer autrement que dans le
regard de l'autre ?
" Je est un autre" dit Rimbaud.
Quel est ce désir d'être autre, de devenir le propre créateur de sa créature,
de son avatar? Je suis homme, je suis femme, et ni l'une ni
l'autre, je suis enfant, je suis humain, bestial, inhumain, je suis ogre,
monstre de tendresse et de cruauté, je suis chair, lumière et
putréfaction.
Il est difficile de se rendre compte
que demeurer est souffrance, profond et vaste est le marécage de l'amour de
soi" Alejandro Jodorowsky.
J'ai bien envie de patauger de jouer et
d'éclabousser dans ce marécage et peut-être d'en sortir.. Cette créature
clownesque, une espèce de "Maître du désordre" va
partager sa quête d'identité dans ce jeu des masques burlesque et décapant.
Masque - prison, social, protecteur ou libérateur. Concrètement,
ce porteur accablé de tous ces simulacres va tenter dans l'outrance et la
maladresse de s'en dépouiller. Au présent du spectacle, il
s'agit de re-naissance, une tentative d'accoucher l'étrangeté de soi, la plus singulière, la poésie. Enfin se retrouver ? L'autre, les autres, le public
peuvent-ils aimer et s'aimer jusque-là ?
GEROME Alban & DUPUIS Anne-Charlotte
Mademoiselle Froufrou et
Monsieur Hirouchi ont un passé théâtral. Un passé qui semble les dépasser …
La mémoire leur joue des tours, leur fait perdre ce qu’ils étaient venus
exposer au monde. Mais n’est ce pas dans les trous du récit, dans les
balbutiements de leur être entier, pas après pas, qu’ils content leur histoire
et tracent la route ? Une déroute où le rire est permis et leur sert de
boussole. Sur le fil.
Ils viennent tenter de dire
ce qui conte pour eux. En eux. Narrent t’ils leur propre histoire ? Celle de
leurs proches ? Des histoires plus anciennes ? Approchons nous pour en savoir
plus …Ils aimeraient raconter l’humaine condition mais vont ils le faire avec
des sons ? Des chants ? Par accident ? Soyez en sûrs, cette tentative scénique,
ils la mènent avec bravoure, aveccoeur. Quoi qu’il en soit, quoi qu’il arrive,
ils vont essayer. Avec vous, ils vont.
Le numéro de clown est à retravailler et
à développer et je voudrais développer les thèmes du spectacle. Pour le reste
je suis ouvert. Par ailleurs j’avais aussi écrit un texte de théâtre que
j’aimerais aussi jouer en clown. Une histoire assez sombre –
semi-autobiographique et un conte.
« Je viens je ne sais d'où
je meurs je ne sais quand
je m'étonne d'être aussi
joyeux »
(adage médiéval de Martus
von Biberach)
Il y avait le projet de
travailler autour de l'angoisse, du pourquoi de la vie et autres questions
métaphysiques, sauf que ces grands thèmes ne m'allument pas du tout au niveau
du jeu.
Il y maintenant le projet de
créer à partir d'une situation très simple (à savoir venir présenter quelque
chose devant un auditoire) un espace de jeu et de connexion avec le public. Je
voudrais à terme que cet espace de jeu soit suffisamment solide, précis et
ouvert à la fois pour permettre une circulation d'énergie entre la salle et la
scène, pour pouvoir évoluer aussi dans le temps et que puisse s'y développer le
monde et les émotions que portent ce clown qui m'accompagne depuis quelques
année maintenant.
Par quelles émotions
sommes-nous traversés, lorsque nous décidons de venir présenter quelque chose
devant un public ? Enthousiasme, désir, angoisse, besoin de partage, d'amour,
de reconnaissance, beauté, joie, peur ?… qu'est ce qui nous anime, nous
pousse lorsque nous choisissons ainsi de venir dévoiler une part de notre
intimité aux autres ? Et qu'est ce qui peut nous en empêcher, nous terroriser?
Une maman clown, qui au départ porte le
fardeau de sa propre société intérieure de par sa relation à l’Autre qui peut
être son manteau (son enfant) et qui vient questionner le rapport à la
maternité. Est-ce un réel choix « libre » ou une norme sociétale. Où
est la part de son instinct dans ce jeu orchestré dans une société patriarcale.
Maman clown, La Prattico est une féministe engagée qui prône autant ses
activités que son rôle de femme engagée, et de mère attentionnée. Entre
Naissance et Mort, le nombril du Monde, Notre enfant symbolique intérieur…
C’est un Solo tragi-comique qui se passe
aujourd’hui dans un restaurant de qualité. L’unité de temps est un diner le
soir. Un serveur et sa clientèle se lient d’amitié. Pendant le service, il y a
des péripéties dues aux traits de caractère du serveur et de la clientèle mais
aussi aux erreurs du service et de la cuisine. Il y’a notamment une cliente qui
s’appelle Linda.
LE projet , d’abord je
préfère me mettre au service d’un univers, d’une compagnie, d’un artiste, c’est
ce que j’ai fais sur la suite de mon CV incomplet donc au sein d’une compagnie
L’immédiat je crois pendant 12 ans ?
J’y suis encore, un tout
petit peu, mais
Autrefois, le passé, à
l’époque ou on dansait le tango, j’ai crée des petits solos, seul, joué très
peu là et ailleurs
C'est en insistant assistant
à l’audition que je me suis dit , « je ne pensais pas que ça allait être comme
cela »
En me lisant vous devez
comprendre, qu’en fait je pars vers l’inconnue, j’avais pensé à reprendre une
forme-numéro dans une tente avec un squelette en souvenir du festival d’
Aurillac, qui n’a pas été retenue, mais c’est bien loin
(J’ai encore la tente et le
squelette)
La création se fait selon
l’entourage, le moment le présent et du dit « accompagnateur » , après avoir lu
sur le site du dit « compagnon » c’est cela. l’essentieil est là (je vous
engage à parcourir son texte)
J’en recopie une : C’est la
tentative quasi impossible, voire désespérée, de montrer une part qui n’est pas
faite pour les yeux du monde…être le lieu du soin collectif d’où peut émerger
une essence de sens. »
Le mot burlesque excentrique
théâtre gestuel et l’improvisation sera plutôt ma ligne et surtout « je ne sais
pas » « je vais découvrir devant vous »
Idem pour montrer quelques
minutes à l’audition je dirais que « on commence » c’est comme si le cycle
commence, est commencé
J’ai pensé à un texte, d’un
auteur roumain en vie, très très court, mais si il sonne pas , faudra l’enlever
..mais il est là, donc je prends son titre « L HOMME DANS Le CERCLE » de Matéi
Visniec
J’imagine une pièce courte,
pas plus de DIX…lignes;..heu …entre quinze et trente minutes.
Il m’est difficile de donner
autres titres sur quelque chose qui n’existe pas, dans son entièreté, je ferais
de mon mieux, j’accepte la défaite, si elle a lieu, …pour moi tout commence
déjà par l’écriture physique et sur scène , très peu sur la table , beaucoup
dans le quotidien.
XI. Adde Parvum parvo magnus
acervus erit
« Ajoute peu à peu et tu
auras beaucoup »
Pour l’instant, j’imagine ce
spectacle comme une sorte de suite de portraits, en forme de parodies
cynico-réconfortantes de rôles genrés et d’imaginaires romantiques
hétéropatriarcaux. On y trouvera un Héros, Une Princesse et un Méchant-Dragon
très méchant. Avec l’envie de terminer par une grande hybridation, et de sortir
du registre de la parodie pour amener à un endroit plus sensible au ¾ du
spectacle.
En fond, s’interrogeront
certaines dimensions du pouvoir social, leurs intersections, leurs contradictions
; en particulier dans l’articulation genre/classe.
En fond du fond
s’interrogera la relation à l’image de soi - du complexe à la prétention ;
ainsi que de la lutte, entre victoires et échecs, pour sauver ou maintenir
cette image.
Et en fond du fond du fond,
ça parlera d’économie affective, de relations post-capitalistes et d’amour
inconditionnel. (Et oui).
Travail en solo accompagnée
par une marionnette-autruche. Travail initié au sein de la formation
professionnelle et que je souhaiterai approfondir et
développer.
Avec le soutien de la Métropole du Grand Paris, de réseau
Actes If et de la ville de Bagnolet.