Le saviez-vous ?

Ces athlètes à qui Paris rend hommage

Mise à jour le 06/12/2023
Stade de rugby Christophe Dominici , entrainement des espoirs assisté par drone (16e)
Des sportifs de renom ont donné ces dernières années leur nom à des pistes d'athlétisme, des gymnases, des terrains d'éducation physique ou encore des dojos parisiens. Partons sur les traces de ces personnalités qui ont laissé leur empreinte !
Après les balades dans les pas des acteurs et des actrices qui ont leur rue à Paris, l'approche des Jeux olympiques et paralympiques nous a donné envie de poursuivre nos déambulations auprès des personnalités connues et moins connues du monde du sport.
Trois nouveaux sportifs honorés
Trois nouvelles figures sportives sont mises à l'honneur lors du Conseil de Paris de décembre 2023 : Agnès Tirop, athlète kenyane, Marguerite Broquedis, joueuse de tennis française du début du XXe siècle et le lutteur israélien Moshe Weinberg, décédé lors de la prise d'otages des Jeux olympiques de Munich en 1972.

Piscine Jeanne-et-Thérèse-Brûlé (14e)

C’est le dernier centre aquatique ouvert à Paris, en 2020. Il comprend un bassin sportif de 25 mètres, un bassin ludique et un solarium.
Il doit son nom aux sœurs Brûlé, deux sportives polyvalentes – même si elles ne sont pas nageuses ! - qui ont marqué l’histoire du sport au féminin. Jeanne est née en 1890 et Thérèse sept ans plus tard. Toutes deux ont participé en juillet 1917 aux premiers Championnats de France d’athlétisme féminins au stade de la porte Brancion (14e). Thérèse y établit quatre records de France : saut en hauteur sans élan (0,96 m), saut en hauteur avec élan (1,25 m), 80 mètres plat (12 s 2/5) et 400 mètres plat (1m 16s 1/5). Autre record établi par les deux sœurs : le record du monde du 10 x 100 m en 2 m23s en 1921 !
Mais si les sœurs Brûlé sont restées dans l’histoire c’est aussi parce qu’elles sont à l’origine, en 1912, avec six autres femmes, de Fémina Sport - club omnisport basé porte d’Orléans (14e) - qui existe toujours. Pendant la Grande Guerre, les membres de ce club s'efforcent de sortir des codes sexués des activités qui les cantonnent encore dans la gymnastique rythmique en investissant les sports athlétiques.

Stade Christophe-Dominici (16e)

Inauguré en octobre 2022 pour l’anniversaire de la disparition du rugbyman, cet équipement sportif - autrefois nommé Saut du Loup - est le stade de rugby où l'ancien joueur star du Stade Français s'entraînait, au cœur du Bois de Boulogne.
Christophe Dominici est devenu une légende du rugby français grâce à ses quatre victoires avec l’équipe de France en tournoi des Cinq et Six Nations et à sa participation active à la victoire de l’équipe de France de rugby lors de la demi-finale de la Coupe du monde 1999 contre la Nouvelle-Zélande.
Ce joueur dont la mort tragique à l'âge de 48 ans a ému le monde de l'ovalie a profondément marqué le milieu sportif parisien en remportant durant ses onze années de présence au Stade Français cinq titres de champions de France.
Inauguration du stade Christophe Dominici
Inauguration du stade Christophe-Dominici (16e)
Crédit photo : Gérard Sanz/Ville de Paris

Gymnase Victor-Young-Perez (12e)

Young Perez, de son vrai nom Messaoud Hai Victor Perez, nait en 1911 à Tunis dans une famille de la communauté juive tunisienne. Il se passionne tôt pour la boxe et s'illustre sur la scène locale, avant de partir pour Paris où, devenu champion de France des poids mouches, il finit par être sacré champion du monde de cette même catégorie le 26 octobre 1931, à l'âge de vingt ans.
Il poursuit sa carrière avec des hauts et des bas. Son destin bascule au moment de la guerre. Dénoncé et arrêté par la milice française le 21 septembre 1943, il est déporté vers le camp d'Auschwitz où les nazis le forcent à participer à des matchs de boxe. Survivant, il est abattu au cours des marches de la mort qui suivent l'évacuation partielle du camp, en 1945.
En 2023, il détient toujours le titre de plus jeune champion du monde dans sa catégorie.
Un film sorti en 2013 retrace le parcours de ce sportif disparu à l'âge de 33 ans.

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Le gymnase Bercy-Bastille, ouvert en 2009, a été rebaptisé à son nom en 2021. Il accueille des clubs de boxe mais aussi du handball, du volley-ball, du basket-ball et de la gymnastique. Son parquet est également mis à disposition des sports de glisse comme le roller derby.

Terrain d'éducation physique Eudy-Simelane (20e)

TEP Eudy Simelane
TEP Eudy-Simelane (20e)
Crédit photo : Clément Dorval / Ville de Paris
Le TEP de la rue Olivier-Métra porte depuis 2021 sur son fronton le nom d'une femme noire, figure emblématique du football et de la lutte contre le sexisme, les LGBTphobies et les discriminations. Une femme de courage qui partageait son amour du foot avec les jeunes du quartier qui l'avait vu naître.
Eudy Simelane (1977-2008) était une footballeuse, membre de l'équipe nationale sud-africaine. C'est parce qu'elle était l'une des premières femmes à vivre ouvertement comme lesbienne dont son township qu'elle a été assassinée après avoir subi un viol collectif, dit "correctif".
Rendre hommage à une femme victime d'une attaque lesbophobe témoigne du combat que Paris mène pour l'égalité.

Esplanade Alice-Milliat (18e)

Nageuse, hockeyeuse et rameuse, première dirigeante du sport féminin mondial…. Cette figure méconnue du sport féminin (1884-1957) et du féminisme au XXe siècle a organisé les premiers Jeux olympiques féminins à Paris en 1922 !
Regrettant que les femmes ne puissent participer aux compétitions sportives internationales, elle lutte pour que leurs exploits sportifs soient reconnus au même titre que ceux des hommes.
Alice Milliat, présidente du "Femina Sport, faisant de l'aviron.
Alice Milliat, présidente du "Femina Sport", faisant de l'aviron.
Crédit photo : BNF
Non seulement un gymnase du 14e arrondissement de Paris porte déjà son nom mais l'esplanade de la nouvelle Arena de la porte de la Chapelle a également était dénommé en son honneur.

Stade Pelé (13e)

Ce lieu sportif - jusqu'alors dénommé Stade Boutroux - rend hommage depuis cette année à Edson Arantes do Nascimento, dit « Pelé » (1940-2022). C'est au lendemain de son enterrement que la Fifa a proposé à tous ses pays-membres de baptiser un stade au nom du légendaire footballeur brésilien. Le 13e arrondissement de la capitale a été choisi car c'est là que l'on compte le plus de licenciés de football de France : 1 600.*
Rappelons que Pelé est considéré comme l'un des meilleurs footballeurs de tous les temps. Il a marqué 1 301 buts dans toute sa carrière, durant les 1 390 matchs qu’il a disputés. Il s'est toujours consacré à des causes caritatives et est devenu une figure importante de la Fifa qui lui a attribué le titre de « joueur de football du siècle ».
Depuis sa retraite en 1977, le sportif brésilien a été un ambassadeur mondial du football. Bénéficiant d'une notoriété mondiale, l'icône sportive devient ambassadeur pour l'Unesco, puis ministre extraordinaire des Sports du Brésil entre 1995 et 1998.

Square Jacques-Manavian (17e)

Square Jacques Manavian 17e
Square Jacques-Manavian (17e)
Crédit photo : Clément Dorval / Ville de Paris
Aménagé sur une ancienne voie de chemin de fer, ce square est ombragé par 190 marronniers. Des graminées ornementales, des fougères, du muguet, des narcisses et des anémones agrémentent les massifs qui bordent ses allées.
Jacques Manavian (1928-2020) était une figure du quartier de la Porte Pouchet en présidant le Club Sportif Épinettes Batignolles.
Champion de France militaire de boxe anglaise en 1948, il intègre la Préfecture de Police et est affecté dans le 17e arrondissement en tant que gardien de la paix. Il sera ensuite moniteur omnisports notamment au sein de l’Association sportive de la Préfecture de Police.
Ses amis et de nombreux athlètes parisiens étaient présent lors de l'inauguration du square du 38, rue Pouchet en 2021.

Gymnase Wilma-Rudolph (18e)

Gymnase Wilma Rudolph 18e
Gymnase Wilma-Rudolph (18e)
Crédit photo : Clément Dorval / Ville de Paris
Le nom de Wilma Rudolph (1940 - 1994) a été attribué en 2022 au gymnase dit « Poissonniers », situé, 2 rue Jean Cocteau.
Sprinteuse américaine, Wilma a été sacrée championne olympique à multiples reprises : médaille de bronze dans le relais 4x100 mètres aux Jeux olympiques d'été de 1956 de Melbourne, en Australie puis trois médailles d'or dans les épreuves individuelles de 100 et 200 mètres et dans le relais 4 x 100 mètres aux Jeux olympiques d'été de 1960 à Rome, en Italie. On l'appelait la femme la plus rapide du monde !
Elle est devenue un modèle pour les athlètes noirs et féminines et ses succès olympiques ont contribué à faire progresser l'athlétisme féminin aux États-Unis.
Un téléfilm américain de 1975 retrace sa vie.

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D'autres personnalités bientôt immortalisées

D’autres dénominations sont en cours d’élaboration. Ainsi Eugène Rubens-Alcais (1884-1963), fondateur de la Fédération Sportive des Sourds-Muets de France, pourrait avoir un équipement sportif à son nom, tout comme le footballeur Just Fontaine, l'escrimeuse Renée Garilhe ou la tenniswoman Marguerite Broquedis.
Par ailleurs, le TEP de la Grange-aux-Belles (10e) est en cours de dénomination et a fait l’objet d’une votation citoyenne cet été.

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