Évènement

On a vu, on a aimé… « La Tendresse », de Julie Berès, au Théâtre de la Concorde

Du mercredi 7 au samedi 17 octobre 2026

Cet évènement fait partie de « Le courage » : la thématique d'octobre au Théâtre de la Concorde

Comment être un mec bien aujourd’hui ? Et comment le devenir sans se conformer aux modèles de virilité, de force et de domination qui nous sont transmis ? Éléments de réponse sur la scène du Théâtre de la Concorde.

De quoi ça parle ?

Dans La Tendresse, de jeunes hommes racontent sur scène ce qu’ils ont parfois dû cacher ou réprimer pour appartenir au « groupe des hommes ». Entre récits, danse, musique et énergie collective, ils questionnent les normes qui façonnent le masculin et les injonctions à la performance, à la force ou à la virilité.

L’avis de la rédaction

Jouée au Théâtre de la Concorde (8e), la pièce La Tendresse déshabille l’amitié masculine de tout ce qui la rend parfois toxique. Marches d’escaliers, tags et réverbères : au milieu d’une scénographie urbaine, sept jeunes racontent avec humour, violence, mais surtout sincérité, ce qu’ils cachent au fond du cœur.

Bien sûr, il y a la musique qui leur permet d’exhumer ce qui les ronge, il y a les potes qui les aident à noyer leur solitude, il y a les rires qui désamorcent les peurs. Mais ce que l’on entend surtout, c’est tout ce qu’ils n’osent pas dire tout haut. Leur colère, leurs doutes, leurs rêves, leurs blessures, leurs traumas, leurs désirs : chacun à tour de rôle se met à nu.

Ils parlent de porno, de consentement, de cette injonction à surperformer, de l’absence du père, de rivalité, de virilité, de corps, de domination. Bref, de tout ce qu’« être un homme » suppose aujourd’hui. Un terme lourd de sens, qui broie ces êtres en devenir, coincés entre l’envie d’appartenir à la bande et celle d’être un homme meilleur.

Outre les dialogues, d’une justesse bouleversante, il y a aussi ces moments de danse offrant à la pièce des parenthèses d’une incroyable poésie. Breakdance, voguing, danse classique : sous nos yeux, chaque corps s’émancipe des carcans et vient habiter sa propre singularité. Et c’est sublime.

Eva Y.

La distribution

Conception et mise en scène Julie Berès
Écriture et dramaturgie Kevin Keiss, Julie Berès, Lisa Guez, avec la collaboration d’Alice Zeniter

Avec Bboy Junior (Junior Bosila), Natan Bouzy, Charmine Fariborzi, Alexandre Liberati, Tigran Mekhitarian, Djamil Mohamed, Romain Scheiner, Mohamed Seddiki
En alternance avec Marin Delavaud (membre du Ballet de l’Opéra national du Rhin), Léopold Faurisson, Bel Abbes Fezazi, Saïd Ghanem, Guillaume Jacquemont, Sacha Négrevergne, Mathis Roche

Référentes artistiques Alice Gozlan et Julie Pilod
Chorégraphie Jessica Noita
Création lumière Kélig Le Bars assistée par Mathilde Domarle
Création son et musique Colombine Jacquemont
Assistant à la composition Martin Leterme
Scénographie Goury
Création costumes Caroline Tavernier et Marjolaine Mansot
Régie générale Quentin Maudet
Régie générale tournée Alexis Poillot
Régie son Antoine Frech en alternance avec Colombine Jacquemont et Baptiste Pilon
Régie lumière Henri Coueignoux en alternance avec Patrice Le Cadre
Régie plateau création Dylan Plainchamp
Régie plateau tournée Amina Rezig, Matthieu Maury, Loïc Beaudron
Crédit photo Axelle de Russé

Mise à jour le 13/10/2026

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