« J’ai choisi comme matériaux l’argile, l’osier et ce chant qui, lui, est en langue romani, car en avril 1971, à Londres, s’est tenu le 1er Congrès international des Roms. » (Rachel Labastie)
« Pour cette performance, il y a eu un long travail de modelage en
amont, la réalisation d’un sol en argile. La face visible porte la trace du
tissu, mais cachée au revers, il y a dans l’argile l’empreinte des milliers de
gestes qui l’ont façonnée. Une fois installées au sol, les plaques d’argile
sèchent et pourront recevoir la performance.
Au mur, surplombant la surface de terre, Djelem, Djelem, une grande
roue façonnée en osier, tourne sur elle-même et rappelle le grand
mouvement holistique du vivant et nous entraîne dans un voyage de l’imaginaire. La roue ramène aussi au
geste de la vannière qui ourdit son panier. La vannière, qui perpétue ainsi le
geste du plus vieil artisanat humain. » (Rachel Labastie)
Ce rituel, je l’ai créé en
hommage à ma grand-mère maternelle. Elle est née nomade, puis s’est
sédentarisée. Elle a nourri mon enfance de ses histoires d’enfant de la
Grand-route.
Rachel Labastie
Rachel Labastie (née en 1978),
sculptrice et performeuse, travaille la céramique, le tissage et de nombreux
matériaux inhabituels tels que l’argile brute, l’osier ou les cendres. Son art
est à la fois profondément ancré dans la matière et très riche sur le plan
conceptuel. Son travail a fait l’objet d’une importante exposition personnelle
au Musée Royal des Beaux-Arts de Belgique en 2021-2022.
Une performance à découvrir sur le parvis du Mémorial de la Shoah à 22h
Création : Rachel Labastie
Conception cimaise : Christian Prunello
Lumière/Sonorisation : En attendant
Durée : 15mn