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Pollution de l'air : un enjeu de santé majeur pour Paris et la Métropole

Mise à jour le 16/09/2019
Vivre à proximité d'un axe routier augmente de 16% les cas d'asthme chez l'enfant, détaille une note du GUAPO, l'Observatoire mondial des villes, créé par Paris et la Métropole du Grand Paris. 30% de la population vit à moins de 75 mètres d'un axe à fort trafic et plus de 50% des établissements recevant du public sensible (crèche, école, hébergement des seniors…) sont à moins de 500 mètres d'une route.

Qu'est-ce que le GUAPO ?

Créé en lien avec l'Organisation mondiale pour la santé (OMS), le GUAPO est l'Observatoire mondial des villes, initié par la Ville et la Métropole du Grand Paris (MGP). Sa mission : partager les solutions innovantes pour lutter contre la pollution atmosphérique. Dans une note, éditée avec l'aide du cabinet Explicit/Safege, il dresse un constat alarmant sur les conséquences sanitaires de la pollution et propose des pistes concrètes pour y remédier.

Quels sont les principaux constats du GUAPO ?

  • La pollution de l’air a des conséquences négatives avérées sur notre santé : le dioxyde d’azote (NO2) et les particules (PM10 et PM2.5) en particulier, ont des impacts respiratoires, cardio-vasculaires mais aussi cognitifs… Par exemple, vivre à proximité d’un axe routier augmente de 16 % les cas d’asthme chez l’enfant.
  • Les gaz d’échappement des moteurs diesel sont classés comme cancérogènes pour l’homme par l’OMS. À Paris et dans la MGP, 30 % de la population vit à moins de 75 mètres d’un axe à fort trafic et plus d’un établissement recevant du public sensible sur deux (crèche, école, hébergement des personnes âgées…) est situé à moins de 500 mètres d’une route.
  • Sur ce territoire, on estime que la pollution de l’air est responsable de 5000 morts prématurées par an (source : Santé publique France).
  • L'émergence des polluants non réglementés : à Paris et dans la MGP, les polluants réglementés (en particulier PM10 et NO2) ont fortement diminué ces dix dernières années, grâce aux différentes mesures mises en œuvre. Mais d’autres polluants, non réglementés, inquiètent de plus en plus les spécialistes de la santé. Il s’agit en particulier des particules ultrafines, qui seraient émises par les véhicules thermiques les plus récents (essence et diesel), pourtant censés être plus efficaces en matière de réduction des émissions.

Quelles sont les solutions pour améliorer la situation ?

Mobilités douces

Paris a déjà mis en place des mesures qui ont permis une diminution des émissions liées au trafic et un partage plus harmonieux de l'espace public. Ainsi, le développement des transports en commun (voies pour les bus, tramways), et des mobilités douces (pistes cyclables, vélos partagés). La Ville a aussi restreint l'accès automobile, avec notamment la création de zones à faibles émissions, l'interdiction progressive de circulation des véhicules plus polluants…).

Guichet unique pour les aides

Autre avancée : la création d'un guichet unique pour les aides à la mobilité mis en place par la Ville, la MGP et l'État.

Espace public

Des solutions ont déjà été engagées, avec la réorganisation de l'espace public (piétonnisation des voies sur berge, réaménagement de sept grandes places…).

Le citoyen : un acteur-clé de l'air et du climat

De nombreuses pollutions sont liées aux activités humaines du quotidien : se déplacer, se chauffer et plus indirectement se nourrir. Parmi les pistes, dont certaines ont déjà été mises en place : l'utilisation des mobilités douces, le développement du covoiturage ou encore le développement du télétravail pour les personnes ayant de longs trajets à faire.

Innovation

Paris et la MGP représentent des terrains d'innovation : des projets peuvent ainsi être proposés à AirLab ou UrbanLab. Ceux-ci regroupent un écosystème d'acteurs de la qualité de l'air (start-up, initiatives citoyennes et privées).

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