Notre rapport au travail est, semble-t-il,
bouleversé. La crise sanitaire et le télétravail, la crise écologique sont
parmi les catalyseurs de ce changement. Ils questionnent en effet nos
conditions de travail et nos attentes à son égard : un travail porteur de sens,
utile et digne, valorisant et épanouissant. La réalité actuelle, cependant, semble mettre, aussi,
en lumière d'autres paramètres : on retient du travail sa pénibilité, le
chômage de masse et la technicisation accrue des tâches. Les mouvements récents
de «
grande démission », de
démission silencieuse (
quiet quitting) ou de dénonciation de l'
épuisement professionnell (
burn out) témoignent d’un impérieux besoin de changement réclamé par une
génération. Autant de questions de fond qui trouvent leur résonance dans les
débats du moment : réforme des retraites, du développement travail indépendant (
freelancing) ou de la semaine de quatre jours.