Ce cinquième et dernier parcours propose un pas de côté dans le vert ou le bleu du ciel, à priori loin du béton et des perspectives urbaines parisiennes. Toutefois, qui peut aujourd’hui nier que l’intégration de la nature à la ville est au coeur de toutes les préoccupations environnementales, sociétales et politiques ? Aujourd’hui aucun projet architectural ou urbain ne peut voir le jour sans intégration d’une dimension éco-responsable et compatible avec le respect de l’environnement. L’écologie est sur toutes les lèvres. De fait, la relation entre l’humain et le végétal ou l’animal est un sujet terriblement contemporain, dont les artistes se saisissent largement, en écho à nos envies et besoins de retrouver un cadre de vie en harmonie avec la nature. Ce désir de fusion avec la nature peut prendre des formes multiples, allant jusqu’à l’itinéraire chamanique expérimenté par l’être hybride filmé par Gilles Delmas dans son film The Ferryman, visible à la fondation Krajcberg. Quant à Daniel Firman ou Didier Marcel, leurs démarches les mènent à concevoir des créations hybrides entre l’univers végétal et des formes issues de la civilisation urbaine : plante domestique faisant corps avec un guéridon chez Daniel Firman, visible à la mairie du 6ème arrondissement, ou de réelles bottes de paille enfermées dans une capsule en plexiglass chez Didier Marcel, à voir à l’Académie du Climat. L’artifice s’insinue et métamorphose les éléments naturels. Mimosa Echard va encore plus loin dans cette direction en bricolant des objets hybrides composés de multiples composants mixtes : éléments électroniques, perles, paillettes, liquides indéterminés, éléments de carrosserie, textiles, matières organiques, coquillages, plumes… Species et Vaughan sont à découvrir au sein de la mairie du 9ème arrondissement.