Évènement

La BULAC fait son Cinéma du réel - édition 2026

Du mercredi 25 au samedi 28 mars 2026
Du mercredi 25 au samedi 28 mars, la BULAC projette 10 films documentaires sélectionnés parmi les films en compétition au Festival international Cinéma du réel. Les projections-débats sont en accès libre.

La BULAC participe à la 48e édition de Cinéma du réel

Pour la 10e année consécutive, la BULAC est lieu associé du Cinéma du réel, rendez-vous incontournable du film documentaire international. La dimension internationale de la programmation résonne particulièrement à la BULAC, qui fait le choix de mettre à l’honneur des films ancrés dans les aires géolinguistiques que recouvrent ses collections. Les projections sont accompagnées de débats animés par des étudiants associant les réalisateurs et des chercheurs.
Auditorium, entrée libre

Sélection BULAC 2026 : « Empreintes, les mémoires en mouvement »

[Mercredi 25 mars - 14h30]

« Un chant aveugle » de Stefano Canapa et Natacha Mulsera
Synopsis. Un chœur, composé de personnes voyantes et non voyantes, part au Japon chanter sur les traces des Goze, musiciennes aveugles itinérantes, aujourd’hui disparues. Au fil du voyage, leurs routes, leurs voix, leurs temps se croisent. Et nos yeux apprivoisent peu à peu la profondeur des noirs.
La projection sera suivie d'une discussion avec Stefano Canapa et Natacha Muslera, les réalisateurs, Cécile Sans, l'autrice de l'audio-écriture du film et maître de conférences (Aix-Marseille Université), et Anne-Lise Mithout, maître de conférences (Université Paris Cité). La rencontre sera animée par Clément Konsler, étudiant en cinéma, et Miléna Platte-Kubiak, étudiante en littérature comparée.

[Mercredi 25 mars - 18h30]

« Narrative » d'Anocha Suwichakornpong
Synopsis. Se déroulant quinze ans après le massacre militaire de 2010 à Bangkok, « Narrative » suit le processus de préparation d'un procès fictif par la cinéaste pour son prochain long métrage. Mêlant témoignages réels et recherches, le film réfléchit sur la vérité, la justice et les blessures persistantes de l'histoire.

[Jeudi 26 mars - 18h30]

« An Incomplete Calendar » de Sanaz Sohrabi
Synopsis. Le film mêle chansons oubliées et archives obscures pour raconter une histoire alternative du pétrole : non pas comme une marchandise, mais comme un levier politique pour les luttes de libération en Palestine et la construction de la solidarité panarabe, un projet transnational qui sera anéanti par la montée du néolibéralisme dans les années 1970.
La projection sera suivie d'une discussion avec la réalisatrice Sanaz Sohrabi et Philippe Pétriat, maître de conférences en histoire du Moyen-Orient de l'époque ottomane à la période contemporaine (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne). La rencontre sera animée par Félix Rodrigo González, étudiant en histoire du cinéma, et Mingfei Zha, doctorante en littérature comparée.

[Vendredi 27 mars]

Soirée courts métrages - 19h

« Le Serpent à Bonanjo » de Max Mbakop et Lilia Kilburn
Synopsis. Dans le quartier de Bonanjo à Douala, de vieilles lois créent un petit espace où Baba et ses amis font du roller. À l'ombre d'un mur construit par un milliardaire français pour barrer la mer, au milieu des spectres de la résistance anticoloniale, ils s'entraînent au serpent pendant des heures.
« Slet 1988 » de Marta Popivoda
Synopsis. La danseuse Sonja Vukićević, 74 ans, évolue dans des espaces socialistes modernistes, son corps faisant écho à la dernière performance de masse yougoslave. Entrelacé avec le journal intime d'une adolescente datant de 1988, le film retrace la transition du collectivisme socialiste vers la montée du nationalisme.
« The longest night » de Phuong Thao Nguyen
Synopsis. Au cœur d'un typhon tropical, un jeune homme peine à trouver le sommeil. Ses pensées sont sa seule source de lumière dans l'obscurité. Le film a été partiellement tourné à Hanoï, en septembre 2024, lors de la plus grande tempête que le pays ait connue depuis 50 ans.
« Local sensations » de Tulapop Saenjaroen
Synopsis. « Local Sensations » ouvre un dialogue libre et ludique avec l'essai de Chatri Prakitnonthakan, Comment concevoir un monument moderne qui ne deviendra pas un sanctuaire. En démêlant la dichotomie objet-sujet, le film génère des pluralités, une invitation à repenser la « localité » et la « monumentalité ».
« Rose moderne, Huancor, Pakatnamu prémonition, trois formes courtes » de Louidgi Beltrame
Synopsis. Le film réunit trois pièces conceptuelles et poétiques tournées au Pérou au fil du temps.

[Samedi 28 mars - 10h]

« Relicto » de Guillermo Quintero
Synopsis. Sixto Muñoz, le « dernier indien tinigua », a disparu. Il a décidé à 105 ans de quitter sa cabane au bord de la lagune amazonienne pour réaliser son dernier voyage dans la forêt. Dans une expédition le long du fleuve Guayabero, je suis sa trace avec l’espoir de le rencontrer avant sa mort.
La projection sera suivie d'une discussion avec le réalisateur Guillermo Quintero, Kélyann Chupin, étudiant en histoire, et Léo Delafontaine, étudiant en cinéma.

[Samedi 28 mars - 14h]

« Casting for a Film, Ihsan's Diary » de Lamia Joreige
Synospis. Ce court métrage documente les auditions du long métrage « Jérusalem, le journal d'Ihsan Turjman » de Lamia Joreige, inspiré d'un manuscrit de 1915 écrit par un soldat jérusalémite. À Beyrouth, des acteurs palestiniens et libanais interprètent des scènes, discutent de leurs rôles et évoquent la Première Guerre mondiale et le monde d'aujourd'hui, tandis qu'un dessin de Jérusalem se déploie derrière eux.
La projection sera suivie d'une discussion avec la réalisatrice Lamia Joreige et Odile Moreau, maître de conférences (université Paul-Valéry-Montpellier). La rencontre sera animée par Édith Georges, étudiante en études japonaises et relations internationales, et Hector Bechemin, étudiant en cinéma.

Mise à jour le 24/03/2026

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