Évènement

Des créateurs aux petites mains : les métiers de la haute couture parisienne

Le jeudi 28 mai 2026
© SHA8-17è
Ce symbole du luxe qu’est la haute couture caractérisée par une grande division du travail fut une industrie de main d’œuvre, autant qu’un artisanat d’art. Par Danièle Prévost de la société Historique et Archéologique des 8e et 17e arrondissement
Worth, le premier grand couturier affirmait : « Mon travail est surtout d’inventer, la création est le secret de mon succès. » Ses fils et successeurs sont parmi les fondateurs de la Chambre syndicale de la Haute Couture en 1868 qui impose de créer des modèles, de les faire exécuter dans son atelier où travaillent au moins 15 personnes, d’habiller les clientes sur mesure (avec trois essayages minimum), de présenter deux collections de 35 tenues complètes au minimum chaque année, et de disposer d’une salle d’exposition et de vente.
Jeanne Lanvin est la seule maison encore en activité depuis son installation dans le faubourg Saint-Honoré en 1889. Elle multiplie les ateliers et ouvre des départements pour habiller les enfants puis les hommes.
Toutes ces entreprises emploient un personnel nombreux et très hiérarchisé qui travaille dans des espaces différents : dans les ateliers, les ouvrières aux salaires médiocres. Les salons fréquentés par les clientes voient parader les mannequins à la carrière éphémère. Et dans les boutiques, on vend les parfums et les accessoires faisant rayonner les noms de Chanel, Patou, Dior ou Cardin.

Mise à jour le 17/03/2026

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