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COMMUNIQUÉS DE PRESSE

Conseil Départemental de l’Education Nationale du 16 février 2012 : Malgré les promesses, l’école publique une fois de plus maltraitée à la rentrée prochaine

17/02/2012
Par Mme Colombe BROSSEL

 

Un projet de carte scolaire qui fait une fois de plus l’unanimité contre lui

En juin dernier, le Président de la République avait promis « une sanctuarisation de l’école primaire » à la rentrée 2012. De ce terme que d’aucuns pourraient juger peu laïc, seule la logique de sacrifice semble avoir été retenue. Car dans le langage du Ministère, « sanctuariser » signifie, de fait, supprimer 5 700 emplois à la prochaine rentrée.

Le Conseil Départemental de l’Education Nationale qui s’est tenu aujourd’hui à Paris a une fois de plus mis en lumière la politique destructrice du gouvernement. Cette année, ce sont en effet 98 nouvelles suppressions de postes qui sont à déplorer dans l’Académie, en contradiction complète avec les besoins que les enseignants, les parents, les agents et les élus expriment chaque jour pour nos écoles.

Chaque jour en ce début d’année, des remplacements d’enseignants ne sont pas assurés. Des dizaines d’enfants sont privés au quotidien d’une scolarité pourtant obligatoire. Quelle est la réponse apportée par les services de l’Education Nationale ? La suppression de 34 postes de remplaçants pour la rentrée prochaine !

De nombreuses écoles connaissent de fortes difficultés. Les classements internationaux montrent une dégradation des conditions d’apprentissage des enfants. Dans certains quartiers, des familles se détournent de l’école publique ainsi attaquée. Quelle est la réponse proposée ? Supprimer 46 postes du Réseau d’Aide Spécialisée aux Elèves en Difficulté, ces enseignants pourtant si nécessaires aux élèves fragilisés. Et fermer des classes par dizaines, dont de nombreuses pourtant classées en Education Prioritaire.

De fait, les besoins des élèves ne semblent plus entrer en ligne de compte. Par un absurde raisonnement comptable, chaque ouverture de classe est désormais compensée par une fermeture. Cette logique pernicieuse aboutit à opposer les écoles parisiennes entre elles puisque les besoins légitimes que peuvent connaître certaines écoles sont payés de facto par des fermetures dans d’autres quartiers parisiens.

La politique du Gouvernement, ce n’est pas cette « 3e révolution de l’école, celle de la personnalisation » qu’il nous promettait pourtant. Ce sont à Paris près de 100 postes d’enseignants détruits dans le 1er degré alors que les besoins et les défis sont si grands. Ce sont des classes surchargées. Ce sont des conditions de travail dégradées pour les enseignants et les agents qui interviennent dans les écoles. Ce sont les conséquences d’une Révision Générale des Politiques Publiques qui n’a pas fait que fragiliser l’école, mais aussi de nombreuses structures psycho-éducatives pourtant essentielles pour répondre aux besoins spécifiques de certains enfants.

En février 2011, le CDEN avait unanimement rejeté la carte scolaire présentée pour la rentrée de septembre dernier. Le Comité Technique de l’Académie, tenu le 9 février 2012, s’est de nouveau conclu par une opposition unanime contre les propositions de l’Education Nationale. Lors du CDEN de ce jeudi 16 février, le projet de carte scolaire a une fois de plus fait l’unanimité contre lui. S’obstiner à avoir raison contre tous est rarement un signe de courage, c’est souvent la marque d’un aveuglement.

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