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Le Pôle archéologique de la ville de Paris

Mise à jour le 16/09/2019
Paris possède un patrimoine archéologique extrêmement riche, qui s’étend de la Préhistoire à l’époque contemporaine.
Le Pôle archéologique du Département d'Histoire de l'Architecture et d'Archéologie de Paris (DHAAP) a pour mission l’inventaire, l’étude, la conservation et la valorisation de ce patrimoine exceptionnel. Il est également habilité pour réaliser des diagnostics et des fouilles archéologiques sur le territoire parisien.

Les missions du Pôle archéologique

La carte archéologique de Paris

Cette carte interactive présente plus de 2000 découvertes archéologiques réalisées à Paris. De nombreuses sources de données ont été analysées, allant des mentions de découvertes anciennes des XVIIe et XVIIIe siècles jusqu’aux rapports d’opérations archéologiques préventives les plus récents.
Les archives de Théodore Vacquer – premier archéologue parisien (fin du XIXe siècle) et de la Commission du Vieux Paris, conservées à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris, constituent le fonds le plus important pour documenter l’évolution de la ville de Paris. Deux autres ouvrages de référence alimentent la carte et ont été indexés : la Carte archéologique de Paris établie en 1971 par Michel Fleury et la Carte archéologique de la Gaule consacrée à Paris, publié en 1998 par Didier Busson.
Piloté par le Pôle archéologique de la Ville de Paris depuis 2014, le projet R&CAP - Référentiel et Cartographie de l’Archéologie Parisienne - bénéficie de la collaboration de l’Inrap, de la Drac Île-de-France et du CNRS (UMR 7041 ArScAn) et fédère de nombreux archéologues et historiens travaillant sur l’histoire de Paris. Il a pour objectif de mettre à disposition des chercheurs et du grand public un inventaire actualisé des découvertes archéologiques, qui sera régulièrement enrichi et valorisé sous la forme de récits thématiques (les story maps, voir-ci dessous).
La nouvelle carte archéologique de Paris est pensée comme un outil de connaissance et de diffusion scientifique. Elle a été développée en partenariat avec le consortium Paris Time Machine.
Pour aller plus loin : les story maps

Les opérations archéologiques de terrain

Si l’archéologie ne se résume pas à la fouille, il n’en demeure pas moins qu’elle constitue le moyen privilégié d’acquérir des données inédites. De 1898 à la création de l’Association Nationale pour les fouilles Archéologiques Nationales (Afan) en 1973, la Commission du Vieux Paris a assuré seule les fouilles à Paris (cf. 170 ans d’archéologie municipale à Paris).
Aujourd’hui, le Pôle archéologique du DHAAP fait partie des opérateurs agréés pour la réalisation d’opérations d’archéologie préventive préalables aux travaux d’aménagement, pour les périodes allant de l’Antiquité à l’Époque contemporaine. Renouvelé en novembre 2018 pour une période de cinq ans, cet agrément lui permet de jouer un rôle déterminant dans la connaissance et la sauvegarde du patrimoine archéologique parisien.

La veille archéologique

Le Pôle archéologique a aussi pour mission de procéder à « la surveillance des démolitions, à l’étude des nivellements, alignements pouvant modifier la topographie de Paris et menacer les monuments ». Aujourd’hui, cette mission est principalement assurée par le biais de l’analyse des documents d’urbanisme et des programmes de travaux de voirie. Le service examine systématiquement toutes les demandes de permis de construire et de démolir dans Paris, ainsi que les programmes de travaux de la Direction de la Voirie, afin d’identifier et signale au Service Régional de l’Archéologie les éventuelles atteintes au patrimoine archéologique. Cette démarche s’accompagne en amont d’une participation à l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme (PLU), qui permet de mettre en place une gestion durable du patrimoine archéologique parisien.
Des inspections de terrain sont réalisées afin de vérifier l’impact archéologique réel de certains travaux qui ne font pas l’objet de documents administratifs précis, comme les aménagements de caves ou certaines déviations de réseaux. Ponctuellement, des surveillances archéologiques de plusieurs jours sont organisées, lorsque des travaux de petite envergure, tels que l’aménagement des parcs et jardins ou la rénovation de fondations d’églises, sont susceptibles de mettre au jour des vestiges archéologiques et d’apporter de nouvelles connaissances à l’histoire de la capitale.
Extrait du Plan Local d’Urbanisme
© Marie de Paris

La gestion et la conservation des objets archéologiques

Le Pôle archéologique de la Ville de Paris est dépositaire de l’essentiel du mobilier archéologique issu des fouilles parisiennes depuis 1955. Il a en charge sa gestion, sa conservation et sa mise en valeur. Afin de mener à bien cette mission, il est doté d’un vaste dépôt et d’un laboratoire de conservation-restauration.

Les collections conservées par le pôle archéologique de Paris

Au cours des nombreuses opérations archéologiques menées à Paris depuis le milieu du XIXe siècle, du mobilier archéologique a été mis au jour. Si une petite partie de ce mobilier présente un intérêt artistique, il renseigne avant tout les modes et les niveaux de vie, l’artisanat et les échanges commerciaux des sociétés anciennes à plus ou moins longues distances. Son étude, sa conservation et sa mise en valeur constituent donc une mission fondamentale. Avant 1955, les objets ont été déposés au musée Carnavalet et au Musée national du Moyen Âge de Cluny. Pour le mobilier issu des fouilles récentes, le Pôle archéologique procède à son traitement lavage, remontage, conservation, conditionnement. Le mobilier est traité conformément aux normes de conservation en vigueur. La gestion des collections s’accompagne d’études, de publications scientifiques et d’expositions destinées au grand public.
La salle d’étude du pôle archéologique
© Marc Lelièvre - DHAAP

Le dépôt archéologique

Depuis 2004, le mobilier géré par le Pôle archéologique est conservé dans une vaste réserve d’environ 800 m². Ce dépôt permet le stockage des objets en fonction de leurs dimensions et de leurs matériaux (pierre, céramique, os, métal, verre, peinture murale). Il comprend un sas pour le matériel à sa sortie de fouilles, des espaces de stockage, un bureau et un laboratoire dédié à l’étude du mobilier. Cet équipement permet notamment des interventions directes sur les objets, sans les déplacer, mais aussi l’accueil des étudiants et des chercheurs.

Le dépôt du pôle archéologique
© Christian Rapa - DHAAP

Le laboratoire de conservation-restauration du mobilier archéologique

Afin de mener à bien ses missions de conservation et de mise en valeur des collections archéologiques, le Pôle archéologique s’est doté dès 1975 d’un laboratoire de conservation-restauration. Les missions du laboratoire sont multiples et se déploient depuis la fouille jusqu’au dépôt archéologique. L’objectif est d’assurer la pérennité des objets, de permettre leur étude en préservant leur potentiel informatif et de contribuer à leur mise en valeur le cas échéant. Pour ce faire, la restauratrice intervient sur les chantiers de fouilles lors des manipulations délicates de prélèvements et de consolidations. Pendant l’étude du matériel archéologique, en collaboration étroite avec les archéologues, les objets sont traités afin de pouvoir être manipulés et retrouver une meilleure lisibilité. Ces interventions permettent aussi d’assurer la conservation à long terme du mobilier. La restauration des objets est réalisée dans la perspective de la présentation au public par le biais d’expositions. Les objets traités sont en majorité des céramiques, des objets métalliques et, plus rarement, des objets en verre ou en matériau organique. Enfin, le laboratoire est un lieu d’échange et de collaborations scientifiques. Les examens et les analyses réalisées par des organismes partenaires répondent aux besoins de la conservation et peuvent déboucher sur des recherches plus poussées.
Le laboratoire de restauration-conservation du pôle archéologique
© Christian Rapa - DHAAP

Valorisation du patrimoine archéologique

Diffusion

Le Pôle archéologique de la ville de Paris assure l’exploitation scientifique, la diffusion et la valorisation de ses fonds documentaires, de ses collections et des opérations de terrain. En exploitant son fonds documentaire, le mobilier archéologique et les résultats des opérations de terrain, le DHAAP participe à la réactualisation de notre connaissance du territoire parisien.

Dans cette optique, des partenariats scientifiques orientés sur la valorisation des collections sont noués avec le CNRS, les universités franciliennes et l’Institut National du Patrimoine sur des sujets comme la peinture murale romaine antique, la céramique antique et médiévale, le lapidaire parisien ou encore l’évolution architecturale des caves parisiennes. La production des nouveaux savoirs prend également la forme de publications scientifiques spécialisées et de vulgarisation.

Paris ville antique : adaptation électronique de l’ouvrage publié par les Éditions du Patrimoine dans la collection « Guides archéologiques de la France » (2003) www.paris.culture.fr
© DHAAP, BHVP, Musée Carnavalet, RMN, BNF, CNRS

Transmission des savoirs

Le Pôle archéologique accueille régulièrement des étudiants pour des journées d’études dans les réserves archéologiques ou pour des stages de formation plus longs (École du Louvre, Institut National du Patrimoine, universités) et s’investit dans l’encadrement de mémoires universitaires portant sur Paris.
Il participe également aux grandes manifestations nationales, telles que les Journées Européennes du Patrimoine, les Journées Nationales de l’Archéologie, les Journées Archéologiques d'Ile-de-France ou encore le Salon International du Patrimoine Culturel, à l’occasion desquelles des communications et des supports pédagogiques sont réalisé

Les activités de recherche

Parallèlement aux rencontres scientifiques (colloques, journées d’étude, tables-rondes, etc.) auxquels ils participent pour diffuser les nouvelles connaissances acquises, les membres de l’équipe archéologique s’investissent dans la recherche au travers d’un certain nombre de collaborations effectives :
  • Depuis 2014, une convention cadre passée entre la ville de Paris et l’Inrap facilite les collaborations et échanges scientifiques.
  • La participation aux programmes de recherche des équipes Archéologies environnementales et GAMA de l’UMR 7041 ArScAn assurent à la Ville de Paris une visibilité au sein de la communauté scientifique francilienne.
  • Le Pôle archéologique fait également partie des membres fondateurs du consortium Paris Time Machine porté par la TGIR Huma-Num (CNRS).
Par ailleurs, le lancement du projet collectif de recherche R&CAP - Référentiel & Cartographique de l'Archéologie Parisienne, validé par la Commission Territoriale de la Recherche Archéologique du Centre-Ile-de-France, permet au pôle de fédérer les différents acteurs de l’archéologie autour d’un projet commun portant sur l’établissement de la nouvelle carte archéologique de Paris, en ligne depuis juillet 2019.
Les différentes institutions partenaires du pôle archéologique du DHAAP
© Ministère de la Culture et de la Communication / Inrap / Archives Nationales / Université Paris I Panthéon-Sorbonne / Université Paris Ouest Nanterre / UMR 7041 ArScAn

L’équipe archéologique

Le Pôle archéologique se compose de six personnes disposant d’un champ de compétences variées et s’appuie ponctuellement sur des archéologues contractuels.
  • Julien Avinain : chef du Pôle archéologique, responsable d’opération (spécialité Antiquité) et du projet R&CAP / chercheur associé à l’UMR 7041, équipe GAMA | [julien.avinain puis paris.fr après le signe @]whyvra.nivanva@cnevf.se[julien.avinain puis paris.fr après le signe @]
  • Catherine Brut : conservatrice en chef du patrimoine (spécialité mobilier et bâti, Moyen Age, Époque Moderne) / membre du projet de recherche pluridisciplinaire du Centre André Chastel Sous les pavés, les caves | [catherine.brut puis paris.fr après le signe @]pngurevar.oehg@cnevf.se[catherine.brut puis paris.fr après le signe @]
  • Émilie Cavanna : archéogéographe, responsable du SIG et de l'application R&CAP / chercheuse associée à l’UMR 7041, équipe Archéologies environnementales | [emilie.cavanna puis paris.fr après le signe @]rzvyvr.pninaan@cnevf.se[emilie.cavanna puis paris.fr après le signe @]
  • Paul Celly : responsable d'opération (spécialité archéologie urbaine), chercheur associé à l’UMR 7041, équipe GAMA | [paul.celly puis paris.fr après le signe @]cnhy.pryyl@cnevf.se[paul.celly puis paris.fr après le signe @]
  • Jean-François Goret : responsable d’opération (spécialité Moyen Âge, Époque Moderne), responsable du chantier des collections / membre de la Commission Territoriale de la Recherche Archéologique (Grand Sud-Est) | [jean-francois.goret puis paris.fr après le signe @]wrna-senapbvf.tberg@cnevf.se[jean-francois.goret puis paris.fr après le signe @]
  • Claire Martin : conservatrice-restauratrice, gestionnaire des collections / membre du projet de recherche participatif Gels Métaux | [claire.martin2 puis paris.fr après le signe @]pynver.znegva2@cnevf.se[claire.martin2 puis paris.fr après le signe @]

Contact

Pôle archéologique - Département d’Histoire de l’Architecture et d’Archéologie de Paris

11 rue du Pré - 75018 Paris
Tel : 01.71.28.20.20

Mail : [dac-archeologie puis paris.fr après le signe @]qnp-nepurbybtvr@cnevf.se[dac-archeologie puis paris.fr après le signe @]

Dessin de Théodore Vacquer du sceau des «marchands de l’eau » parisiens au XIIIe siècle. Cette nef est depuis le Moyen Age le blason de la ville de Paris
Papiers Vacquer, Mns 263-f86, 10 juillet 1869 © BHVP

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