Fouilles archéologiques : 5 objets insolites découverts dans les sous-sols parisiens en 2025

Focus

Mise à jour le 08/06/2026

Fouille archéologique sur le Parvis de Notre-Dame.

Chaque année, les archéologues de la Ville de Paris mettent au jour des vestiges lors de fouilles préventives, dévoilant une partie de l’histoire de la capitale. Voici cinq découvertes aussi insolites que fascinantes révélées ces derniers mois.

Une hache préhistorique… au milieu de vestiges antiques

Automne 2025. Lors d’une fouille au 16, rue Cujas (5e), les archéologues découvrent une hache en pierre polie datant de la fin de la Préhistoire. Étonnamment, l’objet a été trouvé au beau milieu de vestiges antiques. L’une des hypothèses envisagées pour expliquer cette découverte repose sur les superstitions partagées par les Gallo-Romains : ceux-ci croyaient à l’existence des « pierres de foudre », ramassées là où le dieu Jupiter frappait le sol de ses éclairs. Persuadés de leur caractère surnaturel, ils les utilisaient comme de puissants porte-bonheurs et pouvaient les enterrer près de leurs habitations ou de sanctuaires.

Un fer à cheval médiéval

Révélés en mars 2025 lors de la fouille de la cour de la Conciergerie (Paris Centre), ce fer à cheval et cet ornement de harnais nous plongent dans le quotidien des chevaux au Moyen Âge, moyens de locomotion pour les nantis, animaux de trait pour les paysans de l’époque. Découverts au cœur de l’ancien palais des rois de France, ces artefacts rappellent l’importance des équidés dans le contexte monarchique : déplacements, chasses, parades et cérémonies, ils contribuaient au prestige et à la grandeur du pouvoir.

Un torréfacteur du XIXe siècle

Quand la brigade fluviale de Paris fait cette surprenante découverte dans la Seine en juin 2025, les policiers pensent d’abord à un engin explosif de la Première ou de la Seconde Guerre mondiale… Une fois le danger écarté, les archéologues de la Ville sont sollicités afin d’identifier cette mystérieuse sphère métallique. Après quelques investigations, le verdict tombe : il s’agit d’un torréfacteur datant du XIXe siècle, une machine qui servait à griller les grains de café verts pour en révéler l’arôme. Cette découverte insolite nous rappelle combien le fleuve regorge d’objets oubliés.

Un édifice gallo et romain

Au cours d’une fouille menée dans l’enceinte de l’Institut Curie (5e), fin 2025, les archéologues mettent au jour un édifice du Ier siècle de notre ère, dont les vestiges témoignent de la rencontre entre les cultures gauloise et romaine. Si les murs et les cloisons du bâtiment étaient constitués de terre crue, selon la tradition gauloise, son sol en béton, son caniveau maçonné et son escalier en pierre étaient quant à eux typiquement romains ! Cette découverte atteste de la persistance des coutumes locales à la suite de la conquête opérée par César. Reste maintenant à savoir quelle était la fonction de cet édifice. Habitation ? Atelier ? Boutique ? Les études en cours permettront sans doute de le déterminer.

Des carreaux vieux de 700 ans

L’opération menée dans la cour du Mai du Palais de la Cité (Paris Centre) d’août à novembre 2025 a permis d’exhumer bien des trésors. Les archéologues ont notamment mis au jour des centaines de carreaux de pavement médiévaux en terre cuite. Produits vers le XIVe siècle, ces magnifiques carreaux glaçurés révèlent une variété de décors : motifs géométriques, fleurs, animaux ou encore armoiries, évoquant le faste de cette époque. Une découverte qui fait directement écho à l’histoire de ce secteur de l’île de la Cité, où les rois capétiens avaient établi leur résidence du Xe au XIVe siècle.

Journées européennes de l'archéologie 2026
Du lundi 01 juin 2026 au vendredi 19 juin 2026
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