Le Quatuor Arod, qui remportait en 2016 le prestigieux Concours de l’ARD, joue en guise de préambule à ce concert placé sous le signe de l’amitié le Quatuor n° 4 de Beethoven, une œuvre particulièrement bien accueillie en son temps, ce qui eut le don d’exaspérer le compositeur, rarement satisfait. Musique française ensuite, avec la Sonate pour violon et piano de Debussy, partition d’un jaillissement fantasque, puis l’éclatant Tzigane de Ravel, une de ses pages les plus délibérément virtuoses. Le Quintette de Franck impose une conclusion monumentale : musique dramatique, éminemment expressive, qui ne plut guère à son dédicataire, Camille Saint-Saëns. Des réserves balayées par Debussy, qui y entendait « de la vraie musique ».