Une rencontre avec les écrivains portugais Dulce Maria Cardoso et Valério Romão modérée par Gladys Marivat. Mercredi 8 juin à 19h30 sur inscription au 01 40 35 96 46 ou ovoyvbgurdhr.pynhqr.yriv-fgenhff@cnevf.se[bibliotheque.claude.levi-strauss puis paris.fr après le signe @].
Dulce
Maria Cardoso et Valério Romão ont en commun d’écrire les tragédies et les
drames familiaux du Portugal contemporain. Par le prisme de la famille, c’est
aussi l’histoire du pays qui se raconte. Les auteurs explorent la quête de
liberté des personnages dans une société traversée par la domination masculine.
Une réflexion sur la violence contenue qui s’exprime dans la sphère familiale
et publique, la folie qui guette et l’oubli qui ravage tout. Rencontre avec deux
grands auteurs de l’intime, avec médiation de Gladys Marivat, journaliste au
Monde des Livres.
Né en
France en 1974, Valério Romão est rentré au Portugal enfant. Il est une des
voix les plus originales de la littérature contemporaine portugaise. Après des
études de philosophie, il se consacre à l’écriture. Il est également poète,
traducteur (Virginia Woolf, Samuel Beckett, James Baldwin) et homme de théâtre.
Son roman, premier volet de « Paternités ratées », Autisme (Chandeigne 2016), a
eu un grand retentissement critique en France (finaliste du prix Femina
étranger) et au Portugal tant par sa radicalité que par son écriture. Les
éditions Chandeigne publient les livres de Valério Romão et suivent cet auteur
remarquable, De la famille (2018), Les eaux de Joana (2019) et Manquer à
l'appel (2021).
Dulce
Maria Cardoso, une des voix incontournables de la littérature portugaise, est
née en 1964 au nord du Portugal. Elle passe son enfance à Luanda en Angola,
ville qu’elle a dû quitter après la déclaration d’indépendance et le début de
la guerre civile en 1975. Elle commence des études de Droit et devient avocate,
métier qu’elle va exercer plusieurs années avant de se lancer dans l’écriture.
Ses premiers romans ont déjà été traduits en français, Cœurs arrachés
(Phébus, 2002), Les anges, Violeta (L’esprit des péninsules, 2005) ou Le Retour
(Stock, 2014). En 2020, les éditions Chandeigne publient son dernier roman
Eliete, la vie normale, il est tout de suite remarqué par la presse et par le
Prix Femina Étranger 2020 et revient sur des thématiques qui lui sont chères,
la famille, la situation des femmes, la dictature et le poids du passée sur la
société contemporaine.