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Découvrez le Service parisien de santé environnementale (SPSE)

Mise à jour le 23/08/2022
Les actions en matière de santé environnementale permettent d’améliorer la santé des parisiens et des usagers, et de diminuer les inégalités de santé.
Les déterminants de la santé sont nombreux : des caractéristiques individuelles aux conditions sociales, culturelles, environnementales et économiques qui entourent les individus tout au long de leur vie. La santé environnementale est constituée par l'ensemble des aspects de la santé humaine (dont la qualité de vie) déterminés par les facteurs physiques, chimiques, biologiques, sociaux, psychosociaux et esthétiques de notre environnement.
La santé environnementale inclut également les politiques et pratiques de gestion, de résorption, de contrôle et de prévention de ces facteurs environnementaux susceptibles d'affecter à la fois la santé des générations actuelles, mais aussi la santé des générations futures.

Un plan parisien pour la santé environnementale

Le plan « Paris Santé Environnement » adopté fin 2015 vise à mieux comprendre les enjeux sanitaires liés à l’environnement de vie, et à intégrer des objectifs d’amélioration de la santé des Parisiens dans le fonctionnement de la Ville et dans ses projets urbains.

Un plan de santé environnementale inédit en France

Ce plan consiste à mieux comprendre comment les facteurs de risques liés au cadre de vie affectent la santé des parisiens et notamment celle des plus fragiles. Il s’agit pour la Ville d’agir en amont, d’apporter des facteurs de corrections et de réduire les inégalités de santé constatées.

Les priorités de ce plan

Dans le cadre de la COP 21 et de l’accueil à l’Hôtel de Ville du colloque « Changement Climatique et santé » de la société française de santé environnementale (SFSE), Paris démontre ainsi son engagement à améliorer l’environnement de vie des parisiens et à intégrer les acquis de la recherche et leurs bonnes pratiques dans les politiques publiques parisiennes.
  • Mettre en œuvre un urbanisme favorable à la santé et réaliser des évaluations d’impacts santé sur des projets urbains structurants de la mandature.
  • Mieux comprendre les enjeux de santé environnementale à Paris en renforçant les collaborations entre chercheurs et collectivité sur les risques environnementaux et leurs impacts santé à Paris et disposer de données opérationnelles intégrant le vécu des habitants par des diagnostics partagés locaux.
  • Prévenir et suivre les affections respiratoires chez l’enfant, particulièrement touché par les questions de qualité de l’air.
  • Développer une culture de la santé environnementale dès l’enfance en mobilisant le secteur périscolaire qui propose de nombreuses animations à destination des jeunes publics.
  • Créer un pôle de santé environnementale pour soutenir les initiatives citoyennes, associatives et économiques, faire le lien avec l’expertise des services parisiens et les chercheurs.
  • Développer le service aux parisiens en matière de diagnostics d’environnement intérieur.
  • Être une ville encore plus exemplaire dans la gestion des établissements recevant du public, de la commande publique et de la restauration collective, pour éliminer de l’environnement de vie des Parisiens les produits cancérogènes, mutagènes, reprotoxiques et les perturbateurs endocriniens(catégories de substances chimiques présentes dans les emballages ou les produits alimentaires désignées comme sources de risques à effets différés pour la santé), tout en progressant encore dans la protection de la santé des personnels de la Ville, notamment les professions exposées.

Le Service parisien de santé environnementale

La Ville de Paris fait preuve d’un investissement historique dans le champ de la santé environnementale, de la salubrité et de l’hygiène avec la création du Laboratoire d’hygiène de la Ville de Paris, du Laboratoire d’étude des particules inhalées et du Service municipal d’actions de salubrité et d’hygiène, puis la mise en place du Plan Paris santé environnement (PPSE) et du Service parisien de santé environnementale (SPSE) qui assure notamment la coordination de ce plan.
Le Service parisien de santé environnementale (SPSE) compte aujourd’hui 3 laboratoires et 2 départements scientifiques et techniques. Il dispose de capacités d’intervention sur le terrain et analytiques permettant d’’assurer que l’environnement physique, chimique et biologique des établissements de la Ville et les espaces publics extérieurs ne présentent pas de risques inacceptables pour la santé des travailleurs et des usagers. Il dispose également de capacités d’étude et d’expertise permettant d’apporter un appui aux directions de la Ville mettant en œuvre des politiques publiques dans des domaines variés (urbanisme, biodiversité, résilience, construction publique, action sociale, etc.) pour la prise en compte de la santé environnementale, aux fins d’améliorer la santé des Parisiens et de réduire les inégalités de santé.
Il promeut le développement d’une « culture de la santé environnementale » au sein des services de la Ville et de la communauté parisienne, via la mise à disposition d’outils de formation et d’information adaptés aux différents publics.
Dans le contexte si particulier de l’épidémie de Covid-19, le Service parisien de santé environnementale (SPSE), a poursuivi la mise en œuvre de ces missions, en adaptant ses modalités d’interventions aux circonstances et en répondant aux questions spécifiques qu’elles ont posé en matière de santé environnementale :
  • maintenir la surveillance des pollens en adaptant ses modalités malgré le confinement ;
  • apporter des conseils aux Parisiens en matière d’environnement domestique pendant la période de confinement ;
  • poursuivre la lutte contre les animaux porteurs de risque pour la santé ;
  • préparer les établissements de la Ville au déconfinement et prévenir au mieux les risques sanitaires liés directement ou indirectement à la pandémie dans ces établissements.
La pandémie et les épisodes de confinement ont en outre mis en exergue l’importance de la qualité de l’air intérieur pour la santé. La Ville de Paris agit depuis longtemps dans ce domaine, et l’année 2020 n’a pas fait exception. L’intégration de la santé environnementale dans les actions et politiques de la Ville, qu’elles soient innovantes ou rendues nécessaires par la présence de pollutions historiques découlant du riche passé du territoire parisien a été poursuivie, avec des actions portant par exemple sur les pollutions des sols, les perturbateurs endocriniens, l’amiante ou la prévention des infestations par les animaux porteurs de risques pour la santé…
Enfin, le développement d’une « culture » de la santé environnementale au sein de la Ville de Paris, indispensable à une action cohérente et efficace au service de la santé de tous s’est matérialisée notamment par l’organisation de formations et la mobilisation d’outils et méthodes permettant d’aider au choix et l’évaluation des actions mises en place localement pour améliorer la santé des Parisiens et réduire les inégalités de santé.
Le service parisien de santé environnementale (SPSE) travaille principalement pour la collectivité parisienne et il ne peut être saisi que par les directions de la Ville ou dans le cadre de contrats ou de conventions passées par la Ville de Paris avec d’autres collectivités ou organismes.
Les Parisiens peuvent toutefois faire appel directement au SPSE dans deux domaines et sous certaines conditions :
  • Le Département faune et action de salubrité (DFAS) intervient gratuitement ou à tarifs réduits au profit d’associations œuvrant dans le domaine de la lutte contre l’exclusion et de Parisiens en situation de précarité. Pour ces derniers, la demande doit être accompagnée d’un justificatif de prise en charge par le CASVP ou d’une attestation établie par un travailleur social justifiant l’impossibilité de faire appel au secteur privé (pour une désinsectisation en présence de punaises de lit par exemple).
  • Les demandes de conseil en environnement intérieur sont réalisées gratuitement au profit des parisiens sur prescription d’un médecin.
Contacts du service parisien de santé environnementale (SPSE)
SPSE (Laboratoires et départements) situés au 11, rue George Eastman (13e). Tél. : 01 44 97 87 87.
SPSE (Département Faune et Action contre l'Insalubrité, DFAS). Tél. : 01 40 33 74 50.
Vous pouvez adresser par courriel vos demandes :
- au département des activités scientifiques transversales (pour ce qui concerne notamment la cellule santé habitat et le conseil en environnement intérieur) : [spse.dast puis paris.fr après le signe @]fcfr.qnfg@cnevf.se[spse.dast puis paris.fr après le signe @]
- au département faune et action de salubrité : [spse.dfas puis paris.fr après le signe @]fcfr.qsnf@cnevf.se[spse.dfas puis paris.fr après le signe @]
- au laboratoire amiante fibres et particules : [spse.lafp puis paris.fr après le signe @]fcfr.ynsc@cnevf.se[spse.lafp puis paris.fr après le signe @]
- au laboratoire micro-organismes et allergènes : [spse.lma puis paris.fr après le signe @]fcfr.yzn@cnevf.se[spse.lma puis paris.fr après le signe @]
- au laboratoire des polluants chimiques : [spse.lpc puis paris.fr après le signe @]fcfr.ycp@cnevf.se[spse.lpc puis paris.fr après le signe @]

Évaluation des Impacts sur la Santé (EIS)

Un bon état de santé et de bien-être ne dépend pas uniquement de facteurs génétiques, biologiques ou comportementaux mais aussi de facteurs liés à l’environnement et aux conditions socio-économiques et culturelles.
Ces facteurs, ou déterminants de santé, peuvent favoriser un bon état de santé ou au contraire contribuer à le dégrader. Ils sont à l’origine d’une grande part des inégalités en santé observées. Ainsi, il a été démontré que l’accès à des logements salubres et à des aliments sains, ou encore le fait de vivre dans un environnement qui facilite le déplacement actif et les réseaux d’entraide améliore l’état de santé d’une population.
Si le secteur de la santé a un rôle crucial dans la promotion de la santé de la population, il ne détient pas tous les leviers d’actions puisque la plupart des déterminants de santé sont influencés par les décisions prises dans les autres secteurs comme celui du transport, de l’urbanisme, de l’éducation, de l’agriculture ou encore du travail.
L’Évaluation des Impacts sur la Santé ou EIS est un processus qui vise à agir sur les déterminants sociaux et environnementaux de la santé. L’EIS permet d’anticiper les effets positifs ou négatifs sur la santé d’un projet, d’un plan ou d’une politique publique quel qu’en soit le domaine, tout en accordant une vigilance aux groupes les plus vulnérables. Elle tient compte des aspirations de la population et associe l’ensemble des partenaires concernés.
Le but de l'EIS, réalisée au cours de l’élaboration des plans, projets ou politiques publiques et avant leur mise en œuvre effective, est de fournir aux décideurs des recommandations sur les actions qui permettraient d'en accroître les impacts positifs et de réduire les impacts négatifs sur la santé.
Des EIS sont réalisées en interne depuis 2016 par le Service Parisien de Santé Environnementale.

Publications

Évaluation d’Impact sur la santé (EIS) rapide. Héritage de la candidature de Paris 2024 aux Jeux olympiques et paralympiques (2017). Étude collaborative ORS Ile-de-France / Ville de Paris
Cette EIS, commanditée en 2016 par le Groupement d’Intérêt Public PARIS 2024 et la Ville de Paris, avait pour objectif d’apporter des éléments permettant de renforcer l’exemplarité de la candidature de Paris 2024 et d’identifier les enjeux de santé associés à la stratégie d’Héritage olympique (alors en phase de candidature). Depuis, ce travail a alimenté la réflexion de la Ville dans le choix des 20 mesures concrètes du programme d’héritage « Transformations Olympiques » (2019).
Évaluation des Impacts sur la santé (EIS) sur le projet urbain « Les Portes du Vingtième » (2019). Ville de Paris
Première EIS réalisée sur un projet urbain parisien, cette EIS a accompagné chaque étape décisive du projet d’aménagement sous le prisme de la santé et des populations vulnérables. Des recommandations opérationnelles, portant sur l’ensemble des déterminants de santé, ont été élaborées avec les populations et les directions techniques de la ville puis validées par les élu·e·s.

Un plan d'action contre les rats

Un plan de lutte intégrée contre les rongeurs a été mis en place dès 2017 Il consiste à associer à la lutte directe (chimique et/ou mécanique) des mesures sur l’environnement des animaux.
Ainsi, en matière de lutte contre les rongeurs, la Ville de Paris associe à la mise en œuvre de méthodes de lutte directe (biocides rodenticides et pièges mécaniques) les actions sur les facteurs d’infestation (accessibilité de nourriture et d’eau, « voies de passage » pour les rongeurs, possibilités de nichage) qui sont indispensables à la maîtrise pérenne des populations de rongeurs.

Asthme, allergie et environnement

La fréquence des maladies allergiques a considérablement augmenté dans le monde au cours des 30 dernières années et particulièrement dans les pays industrialisés.
En France, l'asthme concerne 10% de la population ; la rhinite allergique 13% et l'eczéma 25%. L'implication des facteurs génétiques dans l'apparition des symptômes allergiques est connue de longue date, mais il est peu probable que ce soit un changement génétique survenu dans l'espèce humaine qui puisse expliquer cette augmentation brutale des maladies allergiques. On peut supposer que des modifications récentes de notre environnement exercent leurs effets sur des individus présentant des variations ou des combinaisons génétiques jusqu'à présent silencieuses en l'absence d'exposition à des facteurs environnementaux (allergènes, polluants atmosphériques…). La connaissance des mécanismes favorisant le développement des allergies souligne l'importance de la prévention environnementale.


Entre 10 et 20% de la population serait allergique à des pollens, soit jusqu’à un Français sur cinq ! Et les pollinoses semblent en recrudescence : la vente d’antihistaminiques, qui double en mai et juin, est en augmentation de 5 à 10% par an. Initiée par l’Institut Pasteur de Paris dès 1985, la surveillance de ces allergènes est maintenant assurée par le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA).

A Paris, c’est le Laboratoire d’hygiène de la ville de Paris (LHVP) qui, depuis quelques années, participe à ce réseau, dans le cadre d’une convention reconduite chaque année.


La surveillance du contenu pollinique de l’air repose des capteurs installés sur l’ensemble du territoire français. A Paris, un capteur est localisé sur le toit de l’Institut Pasteur depuis 1985, près de Montparnasse. Les études comparatives réalisées avec deux autres capteurs situés dans le 12ème et le 17ème arrondissement ont montré la représentativité du capteur de l’Institut de Pasteur pour Paris intra-muros.

Concrètement, les grains de pollen sont aspirés par le capteur et recueillis sur une bande adhésive examinée ensuite au microscope en laboratoire. Les analyses bihebdomadaires permettent d’établir pour chaque pollen une teneur exprimée en grains par mètre cube d’air. Les mêmes équipes traquent également deux champignons microscopiques (Cladosporium et Alternaria), abondants pendant la période estivale et extrêmement allergisants.


A Paris, une information sans égal

A partir de ces résultats, le RNSA , Réseau National de Surveillance aérobiologique, établit un bulletin allergo-pollinique. Paris le relaie sur ses journaux lumineux, à l’attention des patients et des médecins ; c’est la seule ville française qui communique cette information deux fois par semaine. Comme pour les épisodes de pollution atmosphérique, la communication du niveau de risque allergique des pollens mesurés, couplée à un dispositif d’information efficace, présente un grand intérêt pour la santé publique : la prescription et la prise de traitements pour les personnes allergiques.

Le saviez-vous ?

Le département a lancé avec l’Université Paris Descartes une étude sur une cohorte de près de 4 000 nouveau-nés recrutés dans cinq maternités, suivis pendant huit ans afin d’évaluer la relation entre leur santé respiratoire, les allergies et leur mode et cadre de vie, en particulier les caractéristiques des milieux où ils vivent. Cette cohorte constitue un véritable observatoire de l’histoire des premières années de vie de jeunes parisiens et les résultats de l’étude devraient permettre la mise en place de stratégies préventives.

En savoir plus

Le Bulletin sur les risques allergo-polliniques : deux fois par semaine, Airparif publie un bulletin sur les risques allergo-poliniques.

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