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Les coupoles de l’église du Saint-Esprit se parent de cuivre

Mise à jour le 18/05/2022
La restauration des coupoles de l’église du Saint-Esprit (12e) vient de s’achever après 20 mois de travaux. L'édifice, qui date des années 1930, prend enfin l'effet souhaité par son architecte, Paul Tournon. Les 15 coupoles sont désormais coiffées de cuivre, donnant à cette église un aspect resplendissant.
Inspirée de la fameuse basilique Sainte-Sophie de Constantinople, l’église du Saint-Esprit se démarque par son style romano-byzantin, sous la direction de l’architecte Paul Tournon. Malgré ses 94 ans, l’édifice témoigne d’un savoir-faire novateur avec l’utilisation du béton, notamment pour l’édification des coupoles.
Mais en 1929, soit un an après le début des travaux de construction de l’église, la crise économique éclate. Les coupoles font partie des dommages collatéraux et ne seront pas recouvertes de cuivre conformément au souhait de l'architecte.
L'église n'en est pas moins remarquable et elle est classée au titre des Monuments historiques depuis 2016. Puis le temps faisant son travail, l’étanchéité des coupoles s’est dégradée, entraînant des infiltrations importantes qui ont détérioré les matériaux d’origine.
Pour répondre à ces problématiques, une première campagne de restauration a été menée de 1986 à 1991. Les coupoles ont alors été recouvertes d’un revêtement d'étanchéité en pax aluminium.

La rencontre du peuplier et du cuivre

La première phase a été la dépose de ce complexe d’étanchéité détérioré et amianté. La deuxième étape a consisté en un nettoyage et une restauration des coupoles en béton.
L’enjeu a ensuite été de recréer un complexe d’étanchéité performant. Charpente en peuplier (bois souple qui peut plier !), isolant et plaques de cuivre sont venus recouvrir le béton des coupoles. Les fines feuilles de cuivre (0,8 mm) mesurent de 3 à 5 m de long pour 60 cm de large.
L’étanchéité des terrasses a été reprise. Enfin, les travaux ont inclus la restauration et le nettoyage des baies et des vitraux.
L’agence Pierre-Antoine Gatier, architecte en chef des monuments historiques, a suivi ce chantier de restauration, en qualité de maîtrise d’œuvre. Le coût total de l'opération s'élève à 5,2 millions d'euros, dont 1,2 millions financés par l'État.
Le résultat, flamboyant, permettra une conservation de plus de 100 ans.

Les reflets cuivrés filmés pendant le chantier

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